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Confession d'un enfant du siecle

de Sylvie Verheyde

Avec Charlotte Gainsbourg, Peter Doherty, Agust Diehl, Lily Cole, Volker Bruch, Guillaume Gallienne, Karole Rocher, Rhyan Rees

Sortie le 29 Août 2012 | 1h59min

Drame | Tout public |

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La note des internautes
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La note des internautes : 
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(5 notes)
Nouan94550 Le vendredi 31 août à 21h16
  • Sa note :
  • 2
Je suis très mitigé, pour ne pas dire assez déçu... Le film est décousu, il y a parfois des moments magiques mais qui comme des bulles de savon éclatent rapidement sans laisser de traces. Les acteurs semblent errer au milieu de nulle part... Doherty est mauvais au possible... Melle Gainsbourg s'en sort plutôt bien mais semble elle aussi un peu paumé... Certes les errances incongrues sont LE sujet du livre mais bon... à trop errer on s'y perd. Quant à la musique Valérie n'est pas Sofia, loin s'en faut ! Monsieur de Musset méritait une tout autre lecture !
ZORRO Le vendredi 31 août à 12h25
  • Sa note :
  • 5
Ce type d’histoire, «construite» avec ce type de forme, nécessite obligatoirement que le résultat soit une réussite, sinon c’est un échec. Pas d’entre deux. Ici c’est une réussite. Quand ce type de « produit » est une réussite, après on aime vraiment, ou on n’aime pas du tout. Moi j’ai aimé vraiment. Là-dedans ce film, tout est sensible, et la matière existe. Les chaises sont en bois, les murs sont en pierre, les parquets sont épais, le vêtement a de la masse, et tout a vécu. On sent le vécu et la matière. On la touche des yeux. On marche dans la neige, l’automne enveloppe la forêt, les nuits son fraîches et noires. Ca parle à l'inconscient. On y est. Les « longueurs » dans ce film ne sont des longueurs que si on se réfère au cinéma téléfilmique qui remplit les salles de France et qui offre 1 plan par info. Ici rien de cela, la caméra laisse vivre et s’organise intelligemment à rester discrète, parfois elle filme par-dessus l’épaule. Cette tranche de vie filmée (qu’est le film de S. Verheyde), ainsi filmée et filmée ainsi, vous trotte en tête une fois que l’on sort de la salle. C’est un film qui reste dans votre imaginaire une fois revenu dans la réalité du dehors. On peut parler de poésie. La lumière est «réelle», la caméra ouvre des brèches qui rendent le spectateur « voyeur » de cette vie qui a déjà été vécue et qui n’existe plus, pour autant le "non jeu" de P. Doherty fait de ce film une sorte d’happening particulièrement dégingandé, ce qui donne un coté moderne et « live » à l’ensemble de la tapisserie, la fiction passée devient réelle et présente. Les « choses » sont donc possibles. (Essentiel pour qu’un film d’époque en costume soit crédible) La «musique» nous donne le sentiment continuellement que l’on est témoin d’un échec annoncé, c’est jubilatoire car génère en nous une constante attente mélancolique sur la trajectoire du personnage principal. C. Gainsbourg pose une interprétation hyper sensible et surtout étrangement hyper technique face à la présence happening de P. Doherty, ce qui crée un choc émotionnel palpable, très proche de ce que pouvait ressentir le spectateur quand Malkovitch se retrouvait en présence de Michel Pfeiffer dans les Liaisons Dangereuses. Parfois on glisse vers le mystique, et naturellement en résonance le film possède plus de puissance que n’en n’a l’acteur principal : ici l’acteur principal fait parti du film et non le contraire, et c’est bien le film le grand héros de ce cinéma. Il s'agit d'un monde lumière et cérébral finalement assez proche du Faust de Sokourov. Cela ne m’étonne pas que les critiques pros crachent sur ce film, car ce film n’est pas qu’un film, selon moi c’est une expérience cinématographique, cad du cinéma, et c’est vrai que les critiques ne sont pas habitués à en voir.
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