
Hadewijch
Réalisé par : Bruno DumontAvec : Julie Sokolowski, Karl Sarafidis, Yassine Salim, David Dewaele,...
Sortie le : 25 novembre 2009
Film : France, drame, 2009, Couleur, Tout public
Durée : 1h 45min
Note moyenne des spectateurs :




Site Officiel: http://www.tadrart.com/tessalit/hadewijch/
Synopsis
Choquée par la foi extatique et aveugle d'Hadewijch, une novice, la mère supérieure la met à la porte du couvent. Hadewijch redevient Céline, jeune parisienne et fille de diplomate. Sa passion amoureuse pour Dieu, sa rage et sa rencontre avec Yassine et Nassir l'entraînent, entre grâce et folie, sur des chemins dangereux.
Où voir ce film ?
mk2 Beaubourg, , VO
Mardi à 11h15 (Film direct)













Voir la bande annonce
mm, le 29.12.2009 à 21.06


enfin vu! Pour faire bref, Bruno Dumont signe un film riche de sens. Il ouvre beaucoup de pistes, va là où personne ne va (confrontation des religions, mosquée masquée et cours d'islam, couvents, etc, la société en résumé!) et montre autant sur les questions "et si dieux existe?" et "identité nationale" qu'aucun film français depuis trop longtemps! Tout reste ouvert et si les films de Dumont étaient souvent âpres et difficiles à aimer, celui-ci est beaucoup plus lumineux et un hymne à l'amour (selon moi!).
Doit-on se résoudre à prier pour qu'il soit nommé quelque part miraculeusement aux césar pour le voir réapparaître sur nos écrans et lui donner réellement ses chances?
mm, le 22.12.2009 à 23.27
remettez des séances, ce matin c'était complet et je n'étais pas le seul déçu... allez je vous fais confiance et garde espoir de finalement le voir!
Soutien à Dumont, le 14.12.2009 à 13.40



Défendons ce film sans polémique !!!
ci après extrait du dossier de presse à consulter puisque peu de média font une information sur ce film.
"La découverte de ses Visions et de sa mystique a été
un émerveillement et l’origine du projet. A force de
faire du cinéma, je me suis sans doute, naturellement,
peu à peu porté vers une dimension plus mystique du
monde. La mystique est comme une sorte de gradation
supplémentaire, cachée, mystérieuse. En filmant ou
en montant des plans, je voyais naître des choses, à la
fois présentes et invisibles, auxquelles l’intelligence
désarmée n’apportait plus de réponses. Il y a une
proximité entre le cinéma et la mystique, sur leur rapport
au réel et aux apparences, et sur la puissance des
sensations qu’ils peuvent engendrer et percer. Je ne
cherche pas à comprendre ces choses qui adviennent
mystérieusement. Les mystiques sont souvent des
gens simples, qui vivent une expérience religieuse qui
n’est pas forcément « comprise » : elle est ravissement.
Ils la racontent, la voient. La nécessité de comprendre
y a disparu. Moi-même, je filme des choses que je
sens mais que je comprends mal. Mais ça n’a rien
d’un manque. Au contraire, c’est une joie."
(...)
"Le cinéma fonctionne sur un besoin de transfiguration.
Mais cette transfiguration appartient au spectateur. Je
ne peux préparer que le moyen d’accès. La transcendance,
il est préférable de ne pas la formuler, sinon
elle disparaît. Il faut trouver des personnages, des
plans, des formes suffisamment suggestives pour que
le spectateur puisse aller au-delà de l’image qu’il voit.
C’est exactement ce que vous faites en me posant la
question. L’idée est d’accéder à la profondeur, à partir
de la surface de l’image et du réel. La mystique, c’est
exactement ça. C’est passer par les apparences pour
accéder à une autre dimension. Ce qui me passionne
dans le cinéma, c’est la « conversation » que je peux
avoir avec le spectateur par le biais du film. La finalité
au fond, ce n’est pas le film mais le spectateur qui s’y
articule ; je me dois de lui laisser une place. Le cinéma
est un moyen de transport, comme une peinture, une
musique, et il pénètre à l’intérieur du spectateur et s’y
déploie." (...)
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