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Avant-premières Man of Steel

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Avant-première
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Blackbird

En pleine nuit, la police fait irruption dans la maison que Sean partage avec son père ; l'adolescent est arrêté, accusé de préparer un massacre dans son lycée. S'installe alors une spirale de mensonge, de violence et d'emprisonnement, qui va durablement affecter la personnalité de Sean.

Date de sortie: 
Mercredi 12 Juin àh
Réalisateur: 
Jason Buxton
casting: 
Connor Jessup
Michael Buie
Alex Ozerov
Alexia Fast
affiche: 
Blackbird
visa film: 
0000135575
Durée: 
1h43min
Film à l'affiche: 
Film à l'affiche

Off white lies

Libby débarque à Tel Aviv pour retrouver son père qu'elle n'a pas vu depuis longtemps. C'est le début de la deuxième guerre du Liban et ils se retrouvent dans un abri anti-bombardement. Afin de trouver un toit, ils se font passer pour des réfugiés du Nord et sont accueillis par une riche famille de Jérusalem.

Date de sortie: 
Mercredi 12 Juin àh
Réalisateur: 
Maya Kenig
casting: 
Gur Bentvich
Elya Inbar
Tzahi Grad
Arad Yeni
Salit Achimiriam
Shimon Mimran
Sigal Arad Inbar
affiche: 
Off white lies
visa film: 
0000134057
Durée: 
1h26min
Film à l'affiche: 
Film à l'affiche

L'Inconnu du lac

L'été. Un lieu de drague pour hommes, caché au bord d'un lac. Franck tombe amoureux de Michel. Un homme beau, puissant et mortellement dangereux. Franck le sait, mais il veut vivre cette passion.

Date de sortie: 
Mercredi 12 Juin àh
Réalisateur: 
Alain Guiraudie
affiche: 
visa film: 
0000133318
Durée: 
1h37
pays: 
France
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Film pas en bande annonce
Film à l'affiche: 
Film à l'affiche

The bling ring

L'histoire vraie d'un groupe d'adolescents californiens qui cambriolèrent les maisons de plusieurs célébrités hollywoodiennes d'octobre 2008 à août 2009. Parmi leurs victimes Megan Fox, Orlando Bloom, ou encore Paris Hilton...

Date de sortie: 
Mercredi 12 Juin àh
Réalisateur: 
Sofia Coppola
casting: 
Emma Watson
Taissa Farmiga
Israel Broussard
Leslie Mann
Erin Daniels
Halston Sage
Katie Chang
affiche: 
The bling ring
visa film: 
0000134779
Durée: 
1h30min
Film à l'affiche: 
Film à l'affiche

Avant-première Star Trek Into Darkness

avant-première

Le mardi 11 Juin

Dans les salles

Tarifs : Tarifs en vigueur

Venez assister à l'avant-première du film Star Trek Into Darkness le mardi 11 juin à 21h aux MK2 Bibliothèque et Quai de Loire!

Star trek into darkness

Alors qu'il rentre à sa base, l'équipage de l'Enterprise doit faire face à des forces terroristes implacables au sein même de son organisation. L'ennemi a fait exploser la flotte et tout ce qu'elle représentait, plongeant notre monde dans le chaos... Dans un monde en guerre, le Capitaine Kirk, animé par la vengeance, se lance dans une véritable chasse à l'homme pour neutraliser celui qui représente à lui seul une arme de destruction massive. Commence alors un jeu d'échecs mortel.

Date de sortie: 
Mercredi 12 Juin àh
Réalisateur: 
J.j. Abrams
casting: 
Chris Pine
Zachary Quinto
Zoe Saldana
Alice Eve
Karl Urban
Simon Pegg
Anton Yelchin
John Cho
Benedict Cumberbatch
affiche: 
Star trek into darkness
visa film: 
0000136381
Durée: 
2h10min
Film à l'affiche: 
Film à l'affiche
Jusqu'à maintenant pour moi LE film de l'année : tout est millimétré, les acteurs sont tous absolument bluffants à commencer par Bérénice Bejo. Ali Musaffa et Tahar Rahim lui donnent très justement la réplique. Un cinéaste dont j'ai vu tous les films et qui est un véritable magicien du grand écran. Pour ceux qui boudent les sous-titres (et pourtant quel massacre que de doubler en français...) LE FILM EST TOURNE EN FRANCAIS !

CINEMA // 14 Mai 2013

Rencontre avec Asghar Farhadi

_Par Juliette Reitzer

L’Iranien Asghar Farhadi (Une séparation) réunit à Paris Bérénice Bejo et Tahar Rahim dans un vertigineux drame familial, en compétition au Festival de Cannes. Rencontre.

 

Alors même que le langage joue un rôle majeur dans le film, vous avez choisi de tourner en français, une langue que vous ne parlez pas. Pourquoi ?

L’histoire devait se passer nécessairement hors d’Iran, et quand vous voulez faire un film dont le titre, mais aussi le thème principal, est le passé, une ville comme Paris est idéale. Ensuite, une de mes grandes motivations a été le fait que tout le monde essaie de m’en empêcher. J’ai voulu affronter ce qu’on me présentait comme un obstacle, plutôt que d’essayer de l’éviter en faisant par exemple un film moins bavard.

Dès la première scène, Marie (Bérénice Bejo) et Ahmad (l'Iranien Ali Mosaffa) se parlent sans s’entendre, à travers une vitre. Cette difficulté de communiquer irrigue tout le film...

Plus les êtres essaient de dire explicitement ce qu’ils ressentent, moins ils arrivent à se faire comprendre. D’ailleurs, les cloisons restent présentes tout le long du film. La première fois qu’on voit Samir (le personnage joué par Tahar Rahim - ndlr), c’est à travers une bâche en plastique, et dans le dernier plan, on le voit à travers une vitre.

Marie est littéralement prise entre son passé et son avenir, entre son ex et son futur mari…

Dans Une séparation, Nader était déchiré entre son père, une figure de son passé, et sa fille, qui représentait son avenir. Il ne savait lequel choisir. Sauf qu’ici, Marie choisit l’avenir et tourne le dos au passé. Je ne sais pas dans quelle mesure elle réussira à appliquer ce désir d’avenir. C’est quelque chose que j’observe moi-même avec intérêt : dans mes films, les hommes sont plutôt tournés vers le passé, et les femmes vers le futur.

La cellule familiale est pour vous un idéal lieu d’observation. Quel rôle les enfants y jouent-ils ?

Les relations familiales sont les plus anciennes dans l’histoire de l’humanité, et pourtant leurs problématiques sont sans cesse renouvelées. Les enfants ont surgi dans ma filmographie et j’ai l’impression que je ne pourrais plus faire de films sans eux. Quand les adultes parlent entre eux, ils expliquent leurs tourments dans leur complexité. Mais face à un enfant, ils sont obligés de choisir des mots simples, et ce qui est juste, c’est cette simplicité. De plus, les enfants sont impuissants sur le déroulement des événements mais ils sont en première ligne quand il s’agit d'en payer les conséquences. Dans le film, il y a un enfant qu’on ne voit pas, c’est celui qui n’est pas encore né. Et on sait que le poids, sombre, de ce qui se passe, va peser sur sa destinée.

 

De Asghar Farhadi

Avec Bérénice Bejo, Tahar Rahim...

Distribution : Memento Films

Durée : 2h10

Film associé: Le Passé

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CINEMA // 14 Mai 2013

Mama : enquête sur le ciné d'horreur espagnol

_Par Julien Dupuy

(c) Universal Pictures

Mais pourquoi est-il si méchant ?

 En 1993, quand la horde monstrueuse d’Action Mutante d’Álex de la Iglesia déboula sur nos écrans, découvrir un film de science-fiction en provenance d’Espagne était indéniablement exotique. Vingt ans plus tard, le fantastique ibérique, et plus largement hispanophoneest devenu monnaie courante dans les salles. Comment expliquer ce phénomène, à l’heure où le reste de l’Europe échoue à s’imposer sur la scène fantastique ?

Mama, qui sort ce mois-ci sur nos écrans, a beau être distribué par une major américaine, sa filiation avec le cinéma espagnol n’en reste pas moins extrêmement forte : réalisé par l’Argentin Andrés Muschietti, un cinéaste installé à Barcelone depuis plusieurs années, le film a été conçu par une équipe majoritairement ibérique. « Nous avions même pensé tourner en Espagne, révèle le cinéaste. Juan Carlos Fresnadillo (réalisateur d’Intacto et de 28 semaines plus tard – ndlr) devait produire le film, avant que Guillermo del Toro ne s’implique. » Universal ne s’y est pas trompé : le succès surprise de Mamaaux États-Unis a offert une nouvelle manifestation de la vitalité du fantastique hispanophone.

Pour bien comprendre ce phénomène, il convient de rappeler que ce courant n’est pas une génération spontanée : « Il existe une vraie tradition d’artistes surréalistes en Espagne, analyse Muschietti. Dalí, Miró ou Gaudí ont tous reflété l’amour du pays pour le bizarre. » Cette tradition a perduré sur grand écran dès le cinéma des origines, avec le pionnier Segundo de Chomón, un rival de notre Georges Méliès national. Suivirent Paul Naschy (un ancien catcheur starifié pour son rôle fétiche de loup-garou, apparu pour la première fois en 1968 dans Les Vampires du docteur Dracula) ou encore le chantre des films d’exploitation mêlant sadisme et érotisme, Jesús Franco, cinéaste culte disparu le 2 avril dernier. Autant d’œuvres exutoires pour un peuple placé sous le joug de la dictature franquiste qui, très paradoxalement, tolérait l’existence de ces œuvres à l’unique condition que leur intrigue ne se déroule pas en Espagne.

Si cet héritage fantastique est indéniable, il est loin de tout expliquer. L’une des figures de proue du genre, Jaume Balagueró, coréalisateur de l’un des plus grands succès de cette vague horrifique, [Rec], sorti en 2007, précise sur un bonus du DVD de son film : « Je ne crois pas qu’une division culturelle existe avec nos confrères d’autres pays. J’estime que nous sommes les descendants du même cinéma que vos compatriotes Alexandre Aja ou Xavier Gens. » Comme les deux cinéastes français, cette génération s’est découvert un amour pour l’horreur dans les années 1980, notamment avec l’explosion du marché de la vidéo. Leurs influences viennent donc autant d’Espagne que d’Italie, d’Angleterre ou, bien entendu, des États-Unis. Il est d’ailleurs rare que les cinéastes espagnols se réfèrent à leurs racines nationales, même si une partie d’entre eux (Balagueró, mais aussi Iglesia, Paco Plaza ou Mateo Gil) ont rendu hommage à la série télévisée d’horreur conçue par Narciso Ibáñez Serrador, Historias Para Nos Dormir, avec l’anthologie Peliculas Para No Dormir, diffusée à partir de 2007.

L’expansion du fantastique ibérique est donc autant affaire de culture que de système. C’est ce qui a poussé Muschietti à quitter l’Argentine pour s’installer dans la capitale catalane : « L’Espagne a bénéficié d’un contexte économique et social idéal pour que de jeunes artistes puissent s’exprimer en toute liberté, sans devoir forcément œuvrer dans le cinéma dit “d’auteur”. » Dès les années 1990, l’industrie cinématographique espagnole a encouragé l’existence du genre. Ce n’est d’ailleurs pas le fait du hasard si l’Espagne est la contrée du Festival de Sitges, meilleure manifestation dédiée au cinéma fantastique d’Europe sinon du monde entier. Mais surtout, le genre n’est jamais ostracisé par l’industrie cinématographique transpyrénéenne. Ainsi, Iglesia fut récompensé d’un Goya du meilleur réalisateur dès son second film, le démoniaque Le Jour de la bête (1995). Et malgré une œuvre majoritairement affiliée au genre, le cinéaste fut élu trois années de suite président de l’Académie des arts et des sciences cinématographiques d’Espagne, tandis que son confrère Alejandro Amenábar asseyait la légitimité du fantastique espagnol avec les triomphes de TesisOuvre les yeux et surtout Les Autres, production américaine tournée avec une star hollywoodienne dans la péninsule ibérique. « Ces deux cinéastes ont été une source de motivation pour les jeunes en prouvant qu’on pouvait faire des films fantastiques ambitieux et de qualité », explique Muschietti.

Parallèlement, l’honorable Pedro Almodóvar fit beaucoup pour l’expansion du genre en produisant, avec son frère Agustín, le premier film espagnol du Mexicain Guillermo del Toro, L’Échine du diable (2001). Continuellement récompensé par l’institution, le cinéma fantastique est également prisé des plus importants investisseurs nationaux, comme la chaîne Telecinco, équivalent de notre TF1 national, qui fut, selon Toro, « le partenaire financier idéal du Labyrinthe de Pan et, plus tard, de L’Orphelinat (de Juan Antonio Bayona – ndlr) ». Un tel soutien doit évidemment beaucoup au public de la péninsule, qui n’a aucun mal à accorder sa confiance à ses compatriotes quand il s’agit de frissonner. Ce contexte favorable aboutit en 2001 à une initiative culottée : la création de Fantastic Factory, compagnie de production affiliée au géant de l’industrie Filmax, qui, comme aux heures glorieuses de la Hammer, n’était destinée qu’à produire des films fantastiques. Cette belle aventure aura pourtant marqué les limites de l’expansion du genre : six ans plus tard, Fantastic Factory fermait ses portes, avec un bilan économique et artistique peu convaincant.

Cette fermeture annonçait des heures sombres pour le cinéma espagnol. Frappé de plein fouet par la crise économique, le secteur montre aujourd’hui des signes de faiblesse inquiétants. Certes, le fantastique continue à être représenté, comme en témoigne The End, film apocalyptique qui sort ce mois-ci directement en vidéo en France. Mais il semble que pour survivre, le fantastique espagnol doive impérativement sortir de ses frontières. Ainsi, en novembre dernier, Amenábar nous confiait que l’expatriation était la seule issue possible. Force est de constater qu’aujourd’hui, c’est à l’étranger que ces cinéastes trouvent asile : le Madrilène Gonzalo López-Gallego avec Apollo 18, le Barcelonais Jaume Collet-Cera avec Esther ou encore Juan Carlos Fresnadillo avec 28 semaines plus tard sont quelques exemples de cette récente dispersion. Une fuite de talents qui devrait être encouragée par le triomphe aux États-Unis de Mama, dont plus de 50 % des entrées au box-office américain furent assurées par un public d’origine sud-américaine ou espagnole. Délaissé par les institutions mais plus que jamais soutenu par son public, le fantastique hispanophone a donc encore de beaux jours devant lui.

 

Mama de Andrés Muschietti

Avec Jessica Chastain, Nikolaj Coster-Waldau...

Distribution : Universal Pictures

Sortie : 15 mai 

 

The End de Jorge Torregrossa, en DVD (Seven Sept) le 13 mai

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