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CANNES 2012 // 24 Mai 2012

Cannes, jour 7 : retour sur "Hors les murs"

_Par Laura Tuillier

Présenté à la Semaine de la Critique, Hors les murs, premier film du belge David Lambert, raconte avec légereté et délicatesse un amour de jeunesse entre deux hommes, Ilir et Paulo. Rencontre avec un réalisateur à suivre et mini critique audio du film.

 

David Lambert, on ne vous connait pas encore. Pouvez-vous nous parler de votre parcours jusqu’à ce premier long métrage ?

J’ai fait des études de lettres modernes, j’avais écrit une toute première version de Hors les murs il y a très longtemps. Et puis je l’ai mise dans un tiroir, j’ai commencé à faire de la mise en scène de théâtre. A 30 ans, pour des raisons personnelles j’ai arrêté le théâtre et j’ai repris l’écriture de scénario. J’ai co-écrit Post Partum de Delphine Noëls avec Mélanie Doutey et Jalil Lespert. Je ne m’accordais pas assez de talent pour décider de réaliser Hors les murs. J’ai fait un premier court, une autre histoire d’amour qui finit mal, qui a été sélectionné dans plus de 50 festivals, ce qui m’a donné confiance. J’ai enfin osé tourner Hors les murs.

C’est difficile de s’atteler à une histoire d’amour, trame très exploitée au cinéma ?

Etrangement, ces dernières années je n’ai pas l’impression de voir beaucoup d’histoires d’amour au cinéma. Mais c’est vrai que j’ai eu du mal à assumer de faire une histoire d’amour, très classique, en trois actes. Affronter cette simplicité c’est difficile. Il faut accumuler beaucoup de matière sur les personnages pour tirer le fil de l’évidence. L’écriture c’est de la maturation, les films doivent se faire au bon moment. Il fallait que je fasse le film à ce moment-là, entre maturité et fraîcheur.

Comment avez-vous pensé la mise en scène de l’intime ? Je pense notamment à la scène du premier baiser…

Pour moi c’est un film qui se passe dans une chambre de bonne, un parloir et une chambre d’hôtel. Je suis content que vous me parliez du baiser. C’est quelque chose que j’ai pensé dès le scénario, cet appel d’air entre les deux, cette attraction du souffle. Et le baiser de fin est dans un mouvement inverse, la caméra s’éloigne des amoureux. Je me suis permis de laisser les acteurs improviser, j’avais deux heures et demie de film au premier montage. Par exemple la séquence du bras de fer n’était pas écrite. Elle est venue de l’énergie des acteurs.

Comment les avez-vous rencontrés ?

J’ai d’abord casté Guillaume Gouix pour le personnage de Paulo, parce que je pensais qu’Ilir serait un africain. Mais lorsque j’ai vu Matila en fin d’après-midi, le même jour, je n’arrêtais plus de penser au couple qu’ils feraient. Je voulais vraiment casté deux acteurs qui iraient ensemble, pas l’un puis l’autre. J’ai adapté le scénario pour ces deux comédiens.

La relation entre eux demeure très ambigüe, on se demande jusqu’à la fin qui va laisser l’autre…

Ah encore quelque chose qui fonctionne alors ! Oui Paulo a besoin d’énergie, il a besoin d’être protégé. Et Ilir a les épaules solides mais jusqu’à un certain point. A la fin, Paulo rentre dans une convention gay, il choisit la sécurité, le pouvoir d’achat. Paulo fait un mariage d’amour dans les toilettes avec Ilir, puis un mariage de raison avec le propriétaire du sex-shop. C’est dramatique la convention mais c’est presque inévitable.

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soHOJDKnz Le samedi 9 juin à 17h02

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RFscwuiPbYhRDXJTpr Le vendredi 8 juin à 14h28
May07daiveedino Watch the matches he had aaisngt Taker and Angle, he was quicker and used more moves. Now he's just a powerhouse and I really don't know why WWE is holding him back on moves like they did to CM Punk in the past.
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