Le blog du meilleur de la culture, par Trois Couleurs
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Cinéma

[Festival] Paris Cinéma

Le 30/06/2009

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Vous avez manqué le festival de Cannes ? Bonne nouvelle : accessible à tous, la programmation du festival Paris Cinéma n’a rien à envier à son aîné. « C’est une manifestation festive et cinéphile que j’aime beaucoup, créée par le cinéaste Costa Gavras il y a sept ans », nous confie sa présidente, Charlotte Rampling.

Outre la compétition internationale dédiée aux fictions et documentaires indépendants, la liste des avant-premières laisse rêveur : Le Ruban blanc de Michael Haneke (Palme d’or 2009), Fish Tank d’Andrea Arnold (Prix du Jury à Cannes), The Reader de Stephen Daldry (Oscar pour l’actrice Kate Winslet), Bancs Publics (Versailles rive droite) de Bruno Podalydès… Soit 31 avant-premières au total, dont 24 au MK2 Bibliothèque ! Comme si cela ne suffisait pas, le cinéma turc, la sublime actrice italienne Claudia Cardinale, le réalisateur malaisien Tsaï Ming-liang, la réalisatrice japonaise Naomi Kawase et l’acteur français Jean-Pierre Léaud seront au rendez-vous, entre autres expos, concerts et brocante cinéphile… Qui osera dire que Paris n’est plus la capitale du cinéma ?

 

Du 2 au 14 juillet, tarif unique de 5 € la séance. Toute la programmation ici.

 

_Juliette Reitzer

Cinéma

[Cinéma] Les sorties de la semaine

Le 30/06/2009

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L’ÂGE DE GLACE 3 de Carlos Saldanha


Troisième volet de la saga animalière givrée, situé au temps des dinosaures. Au programme : spectacle, aventures, glissades et maladresses... Où l’on découvre pour la première fois à l’écran la femelle écureuil la plus sexy de la Terre : Scratina.




LE HERISSON de Mona Agache


Dans un immeuble parisien, trois marginaux vont réapprendre à sourire en se rencontrant : une petite fille surdouée et suicidaire, la concierge qui se cache pour lire et un élégant Japonais. Le film manie plutôt efficacement le ton acerbe et touchant du bestseller dont il est adapté.





DANS TES BRAS de Hubert Gillet


Dans tes bras suit les pérégrinations d’un garçon à la recherche de sa mère biologique. Éblouissante révélation, Martin Loizillon donne la réplique à la belle Lola Naymark, vue dans Brodeuses. Un premier long métrage délicat.





LES VACANCES DE MONSIEUR HULOT de Jacques Tati

La côte atlantique s’emplit de citadins, venus goûter des vacances bien méritées. Parmi eux, un grand maladroit sème la pagaille. Le réjouissant Monsieur Hulot s’offre une nouvelle jeunesse, dans une comédie burlesque remarquablement restaurée.

Cinéma

[Cinéma] La bande annonce de la semaine

Le 30/06/2009

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L’ÂGE DE GLACE 3 de Carlos Saldanha

 

Troisième volet de la saga animalière givrée, situé au temps des dinosaures. Au programme : spectacle, aventures, glissades et maladresses... Où l’on découvre pour la première fois à l’écran la femelle écureuil la plus sexy de la Terre : Scratina.

Culture

[Art] Félicien Marboeuf (1852-1924)

Le 30/06/2009

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FICTION(S)

 

Jusqu’au 11 juillet, la Fondation d’entreprise Ricard accueille l’exposition Félicien Marboeuf (1852-1924). Une proposition de Jean-Yves Jouannais réunissant les oeuvres d’une vingtaine d’artistes autour de cet écrivain fictif, ainsi (ré)animé.

 

Publié en 1997 et récemment réédité aux éditions Verticales, l’essai de Jean-Yves Jouannais intitulé Artistes sans oeuvres, I would prefer not to, consacré aux artistes et écrivains n’ayant jamais ou très peu produit, dédie l’un de ses chapitres à Félicien Marboeuf. Ce dernier pourrait être lu comme étant à Jean-Yves Jouannais ce que, par exemple, Pierre Ménard est à Jorge Luis Borges : un écrivain fictif, inventé de toutes pièces par l’auteur. Lequel, comme pour pallier cette supercherie littéraire, convoque aujourd’hui la figure du « plus grand des écrivains n’ayant jamais écrit » dans une exposition présentée à la Fondation d’entreprise Ricard.

 

De Gilles Barbier à Christian Lacroix en passant par Dora Garcia, Pascal Quignard et Jacob+MacFarlane, une vingtaine d’artistes de toutes disciplines – plasticiens, écrivains, musiciens, architectes, et même stylistes – évoquent à travers leurs oeuvres cet écrivain du silence, dont l’unique intervention littéraire serait une correspondance avec Marcel Proust – écrite par Jouannais – qui aurait largement influencé ce dernier dans l’écriture de son chef-d’oeuvre, À la recherche du temps perdu… Accusé pour attentat à la pudeur, Félicien Marboeuf s’exile au Sud du Nouveau-Brunswick dans la ville de Glooscap, dont il devient quelques temps plus tard, en 1905, citoyen d’honneur… Écrivain sans texte et à ce titre, artiste sans oeuvre, il n’en est pas pour autant un personnage sans vie. Cette exposition en forme de mise en abyme fictionnelle donne un second souffle à son existence, d’ores et déjà inscrite dans une certaine réalité.

 

Félicien Marboeuf (1852-1924). Fondation d’entreprise Ricard, 12 rue Boissy d'Anglas, 75008 Paris. Entrée libre du mardi au samedi de 11h à 19h.

 

_Anne-Lou Vicente

Cinéma

[Cinéma] Whatever Works

Le 30/06/2009

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Avec Whatever Works, refermant sa parenthèse européenne, WOODY ALLEN retrouve à New York un terrain familier, sans nier pour autant le chemin parcouru depuis Match Point.



Whatever Works : le titre est beau et sonne comme un écho retardé de Anything Else, avant-dernier film new-yorkais de Woody Allen avant son escapade londonienne et catalane. Pas de hasard, le film fait retrouver au cinéma de Allen son centre de gravité (New York), mais aussi un pivot narratif qui serait Woody lui-même, en l’espèce, ici, un vieux physicien misanthrope. Sauf que ce n’est pas Allen qui joue ce personnage éminemment allenien, délégué à Larry David, co-auteur de Seinfeld et star éponyme d’une série hilarante, Larry et son nombril. Double effet de transparence, comme si dans ce personnage/avatar cohabitaient deux corps : celui de Larry, celui de Woody.

Larry/Woody s’appelle Boris, c’est une brillante peau de vache qui vit seul depuis qu’il a raté, consécutivement, son mariage, un Prix Nobel et son suicide. Débarque Melody, ravissante idiote qui vient de fuir son Sud natal et cherche refuge. Bon gré mal gré, la baderne acariâtre recueille l’oisillon, et la cohabitation débouche sur un improbable mariage, bientôt perturbé par l’arrivée des parents de Melody. Whatever Works est certes un « petit » Woody Allen mais, derrière la facilité avec laquelle celui-ci retrouve son décorum, sourdent deux pôles antagonistes découverts dans ses derniers films. Le premier tend vers une profonde noirceur, assumée ici par la doublure Larry David, et culminant dans une étrange scène de suicide, traitée en gag glaçant. L’autre, sur quoi se clôt le film, revient directement de Vicky Cristina Barcelona, c’est une voie libertaire et gaie, une anti-morale hédoniste dont le titre,Whatever Works, constitue le programme. «Ce n’est pas le feel good movie de l’année», prévient Larry/Woody, face caméra, au début du film. Whatever Works tire son charme de sa façon de lui donner successivement raison, et absolument tort.


_Jérôme Momcilovic

Technologie

[Jeu vidéo] Accessoire : les lunettes 3D

Le 30/06/2009

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LUNETTES NVIDIA GEFORCE 3D VISION

 

Alors oui, c’est tout un bouzin capillotracté à installer, mais c’est tout de même le futur stéréoscopique qui vous pend au bout du nez. L’éditeur de cartes graphiques NVIDIA passe de l’autre côté de l’écran avec ces bésicles qui transforment automatiquement vos jeux PC en univers tridimensionnels bluffants. Automatique n’étant pas synonyme de pratique, il vous faudra pour profiter à plein du gadget un écran LCD 120 Hz, un ordinateur de l’espace et du collyre pour les yeux – au début, du moins : l’avenir, ça se mérite.

 

Pack lunettes 3D NVIDIA et moniteur Samsung Gaming LCD, disponibles ici.

 

_E.R

Technologie

[Jeu vidéo] Fuel

Le 23/06/2009

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ROUE LIBRE

 

Liberté, j’écris ton nom (sur le goudron). Fort de la plus grande surface jouable jamais développée sur un titre (14 400 km²), le jeu de course Fuel entre au Guinness des records. On ouvre la voie ; ne vous perdez pas en route.

 

On aura beau gloser sur l’impact du film Home sur le vote des écolos de la dernière moisson, il ne faut pas oublier l’autre manipulation électorale que constitue la sortie de Fuel à la veille des élections européennes. Jugez plutôt : dans un présent alternatif, le réchauffement climatique a mis en vrac l’écosystème de régions entières des États- Unis, toujours rétifs à parapher le protocole de Kyoto. Le Nord du pays est en proie à la sécheresse, aux pluies torrentielles et aux tornades tordues, qui ne font rien qu’à se mettre en travers de la route des rares fondus qui gaspillent le peu de pétrole restant dans des courses interminables. Un pitch à la Mad Max comme moteur des consciences vertes ? Surtout une bonne excuse pour rouler à tombeau ouvert, n’importe où, n’importe comment.

 

En plein E3 (le « festival de Cannes » du jeu vidéo, qui a cette année fait la part belle à des licences éprouvées : Mario, Assassin’s Creed...), l’arrivée de Fuel constitue un pot d’échappatoire à la routine sur route. On attendait au tournant ce virage du jeu de course vers des terrains sans fin. L’argument des 14 400 km² est concluant et historique. Aux commandes d’une moto, on se sent aussi vulnérable et nain qu’un moucheron scotché au pare-brise d’un 4x4. Fuel affiche une distance d’affichage de 40 km. L’équation est simple : si tu vois la montagne au loin, là ou l’herbe cramoie et les nuages pleuvoient, tu peux y aller, c’est l’affaire d’une heure ou deux. L’expérience du voyage est saisissante et sur le chemin entre deux courses, on jurerait entendre les mômes* de la banquette arrière piailler : « Quand est-ce qu’on arrive ? J’ai envie de faire pipi... »

 

Las, pas l’ombre d’une aire d’autoroute sur les pistes des différents tableaux de Fuel. La nature est votre seule compagne, et la matrone a le souvenir mauvais de deux siècles d’émission effrénée de toxiques dans son atmosphère. « Atmosphère ! Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? » semble objecter le macrocosme rageur qui vous jette les dix plaies d’Égypse sur le capot. En cours d’épreuve chronométrée, il faudra louvoyer entre les pylônes électriques abattus par la foudre et les maisons projetées par des cyclones cyclothymiques. Malgré quelques évènements climatiques « scriptés » (apparaissant immuablement au même endroit, au même moment), la surprise est toujours de mise. L’on passe imperceptiblement d’un paysage à l’autre, sans chargement : forêts en feu, vallons verdoyants, déserts arides ou glaciers abrupts. Le tout est sublimement dynamisé par l’alternance du jour et de la nuit, tout en couchers de soleil enivrants et clairs de lune ensorcelants. Il faut s’y frotter pour comprendre l’excitation et la promesse panoramique que revêt le franchissement de chaque colline, chaque butte qui nous sépare d’une hypothétique ligne d’arrivée.

 

Cette liberté a un coût irréductible. Celui d’une panse affamée et d’une vessie noyée dans l’échec des bonnes résolutions que l’on tente de s’imposer : « Allez, je vais jusqu’à cette plage et après, je m’arrête, c’est promis. » On ne perd pas la boussole pour autant. Pour parvenir à cette prouesse géographique, les développeurs français du studio Asobo ont dû faire des sacrifices techniques regrettables : le clipping omnipotent fait apparaître des arbres et des textures de route au dernier moment, la conduite est parfois molle et manque de personnalité, ne servant pas à sa juste valeur la diversité des véhicules proposés (quads, buggys, camions, motos...). Mais Rome ne s’est pas faite en un jour et l’empire de Fuel n’a pas finit de s’étendre.

_Etienne Rouillon

 

Editeur : Codemasters - Plateforme : PC, PS3, X360

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