Le blog du meilleur de la culture, par Trois Couleurs
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[Evènement] Jazz à la Villette

Le 1/09/2010

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JAZZ A LA VILLETTE


Plus que jamais cette année, Jazz à la Villette fait le pari de la mixité, du plaisir et de la curiosité. Au diapason d’une programmation musicale survoltée (The Roots, Gil Scott-Heron, Chucho Valdes & Archie Shepp, Alice Russell, Marc Ribot, Saul Williams…), deux cycles de films prolongent l’expérience dans les salles des MK2 Quai de Seine et Quai de Loire. «Jazz à la villette for kids ! » d’abord, avec Bugsy Malone – délicieuse parodie de film de gangsters entièrement interprétée par des gamins – et Les Aristochats, un Disney jazzy avec le matou Scat Cat et son Cat Band. Un hommage à l’acteur et chanteur Frank Sinatra ensuite, avec six perles du musical américain: Un jour à New York de Stanley Donen et Gene kelly, Comme un torrent de Vincente Minnelli, Amour et swing (avec Michèle Morgan), Haute Société (avec Grace Kelly), mais aussi Escale à Hollywood et Match d’amour… Des standards incontournables pour swinguer jusque dans les salles obscures.

Jazz à la Villette, du 31 août au 12 septembre. Projections à partir du 4 septembre. Toute la programmation sur le site de la cité de la musique

[Concert] Rock en Seine

Le 25/08/2010

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RIFF DROITE


Le temps de troquer ses tongs contre des Converse, Rock en Seine siffle la fin des vacances dans la bière et les décibels. Électrique et éclectique, le festival enseigne et fédère, de 6 à 666 ans. Attention les oreilles.
_Par Wilfried Paris

Gros festival estival régional, Rock en Seine assure depuis huit ans la rentrée rock, avec du lourd comme son nom l’indique (même Justice avait sorti les amplis Marshall il y a deux ans). Cette année, Blink-182 (pop punk potache depuis 1993) ou les métalleux de Queens of the Stone Age sont ainsi en tête d’affiche. Domaine national de Josh Homme, qui y revient avec gourmandise, le festival avait créé la bonne surprise l’an dernier en faisant jouer Them Crooked Vultures – supergroupe composé dudit Josh Homme avec Dave Grohl et John Paul Jones – mais peut aussi en réserver de mauvaises, comme les deux annulations d’Amy Winehouse (2007 et 2008) et le split en temps réel d’Oasis l’année dernière, sans toutefois calmer les ardeurs du public puisque l’édition 2009 a battu des records d’affluence (97000 personnes).

D’aucuns reprochent à Rock en Seine l’absence de parti pris dans l’éclectisme (vieilles gloires, gros vendeurs indie-rock, quelques groupes locaux) et y voient un festival à l’esprit moins rock’n’roll que commercial (tarifs élevés, publicités sur le site). N’empêche, l’édition 2010 est particulièrement excitante, avec Arcade Fire (feu sacré), Massive Attack (trip-hop alchimiste), Roxy Music (glam-rock ressuscité), The Kooks (slackers bubble-gum), Black Rebel Motorcycle Club (shoegaze psyché), LCD Soundsystem (nounours sous ecsta) ou encore Cypress Hill, Beirut, Foals, 2 Many DJ’s, Crystal, Castles, Two Door Cinema Club, Chew Lips, Wave Machines… Suite dans les idées, la fée électricité se penchera sur vos bambins pour un Mini Rock en Seine, « formation accélérée pour devenir un parfait rocker », tandis qu’Avant Seine invitera nos espoirs hexagonaux (I Am Un Chien !!, Viva & the Diva, Roken Is Dodelijk, King of Conspiracy…). Le rock a de l’avenir, à n’en pas douter.

Les 27, 28 et 29 août, Domaine national de Saint-Cloud. Pass trois jours : 99 € ; un jour : 45 €.  www.rockenseine.com

[Exposition] Bruno Serralongue au Jeu de Paume

Le 18/08/2010

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OPTIQUES 2000


Jusqu’au 5 septembre, le Jeu de Paume présente Feux de camp, une exposition du photographe Bruno Serralongue qui, depuis plus de dix ans, sillonne le monde entier pour donner une autre image de l’actualité.
_Par Anne-Lou Vicente

Comme certains préparent un voyage,guide touristique et autres données à l’appui, Bruno Serralongue se rend régulièrement là où la sacro-sainte actualité médiatique bat son plein. En guise de préliminaires à ces excursions, un travail documentaire consistant à éplucher les informations publiées ou diffusées à travers les médias : presse papier, Internet, télévision, radio. «Mon AFP à moi, explique-t-il, ce sont tous les journaux accessibles pour un lecteur/spectateur. J’effectue à mon tour une sélection et, si une information se réfère à un événement qui va se dérouler et qui m’intéresse, je cherche à m’y rendre par mes propres moyens pour y réaliser mes photographies. » Ce n’est donc ni en touriste, ni en photojournaliste que Bruno Serralongue opère. Mais bien en artiste, dont la démarche interroge les procédures actuelles de production, de diffusion et de circulation des images. « Je ne suis pas fasciné par l’événement », affirme-t-il. Qu’il assiste à un concert de Johnny Hallyday à Las vegas (1996), au Forum social mondial à Bombay (2004) ou à la contestation des ouvriers de New Fabris à Châtellerault (2009), il s’attache à infiltrer les marges et les interstices dudit événement, plus que son épicentre, dont la couverture est propice à la production d’images destinées pour la plupart à devenir des « clichés ». Sur un mode paradoxalement froid et neutre, Serralongue entend donner à voir le monde autrement et le raconter sans tomber dans les travers de la machine médiatique. Point de scoop ni d’image choc. L’exposition au Jeu de Paume, qui réunit une centaine de photographies, pointe la notion d’action collective qui, dans une perspective citoyenne et militante, intéresse l’artiste. L’humain avant tout.

Feux de camp, jusqu’au 5 septembre au Jeu de Paume, 1 place de la Concorde, 75008 Paris.

[Livres] A l'ombre des sorties en poche

Le 11/08/2010

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LU AU SOLEIL

De Graham Parker à Jim Dodge, petite sélection subjective des dernières sorties poche à glisser dans votre valise, votre sacoche de vélo ou votre sac de plage.
_Par Bernard Quiriny

En attendant la rentrée littéraire, son flot de nouveautés et son emballement médiatique, on profite comme chaque année des vacances pour finir les romans jamais terminés, découvrir les grands classiques qu’on se promet de lire depuis des lustres et accompagner le farniente du mois d’août. L’arme absolue pour un été de lecture? Le livre de poche, bon marché, facile à emporter et moins douloureux à corner quand on n’a pas de marque-page sous la main. Au sein d’une production pléthorique où les collections classiques (Folio, Livre de Poche, Points, 10/18…) sont rejointes par des moyens formats à l’esthétique soignée (Pavillons Poche chez Laffont ou Babel chez Actes Sud), les dernières sorties offrent un choix à peu près inépuisable, à assortir à la tonalité de vos vacances. Vous comptez suivre la route des festivals d’Europe? Optez pour une littérature rock’n’roll avec Graham Parker, l’idole du chroniqueur Éric Naulleau (qui vient de lui consacrer un essai, Parkeromane) : dans les dix nouvelles de Pêche à la carpe sous valium (Points), le songwriter se met en scène à travers un alter ego nommé Brian Porker, et puise dans ses souvenirs pour imaginer des aventures à la fois minuscules (une partie de pêche au sud-ouest de Londres) et délirantes (Mick Jagger décédé, keith Richards téléphone à Brian pour lui proposer d’intégrer les Stones). Dans le même registre, jetez un œil au Stone Junction (10/18) de Jim Dodge : préfacé par Thomas Pynchon, cet énorme roman d’apprentissage en forme de fresque rock et alchimique possède un humour foutraque qui rappelle celui du grand Tom Robbins, le maître de la contre-culture U.S.

Vous cherchez des lectures légères mais solides? Foncez sur la reprise en proche du Paasilinna annuel, Les Dix Femmes de l’industriel Rauno Rämekorpi (Folio): le romancier finlandais y envoie son héros, un entrepreneur sexagénaire, dans une odyssée libertine à forts relents satiriques. Et pour un humour plus noir, plongez avec Le Cher Disparu (Pavillons Poche) du grand Evelyn Waugh dans le milieu lugubre des professions funéraires américaines, prétexte à une mordante critique des mœurs occidentales. Enfin, si vous comptez profiter des vacances pour compléter votre bibliothèque de classiques, ne manquez pas la nouvelle traduction du somptueux Berlin Alexanderplatz d’Alfred Döblin par Olivier Le Lay (Folio) et pourquoi pas, en guise de guide de conduite estivale, la réédition du chef-d’oeuvre d’Érasme et son titre-programme : Éloge de la folie (Folio). Bel été.

[Evènement] Festival de Locarno

Le 4/08/2010

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BELLES PRISES


Du 4 au 14 août, le jeune cinéma mondial déferle sur le 63e Festival de Locarno, sous la houlette de son nouveau directeur artistique, Olivier Père.
_Par Juliette Reitzer

Après six ans à la barre de la Quinzaine des Réalisateurs, Olivier Père pose ses valises sur les rives du lac Majeur, port annuel du quatrième plus gros festival européen de cinéma. Pour cette édition 2010, le nouveau capitaine est allé pêcher dans les eaux internationales avec une ambition : «En cette période de crise, les films sont conçus dans des économies très fragiles. Un festival comme Locarno doit se mettre à l’écoute et à la disposition de ces jeunes cinéastes pour qui faire un film est un chemin semé d’embûches. » Cap sur la jeunesse et la diversité donc, comme en témoigne la compétition Cinéastes du présent, aux contours jusqu’alors un peu vagues et désormais dévolue aux premiers ou deuxièmes longs métrages. On y attend notamment Memory Lane de Mikhaël Hers, dont les trois moyens métrages firent sensation à Cannes ces dernières années. Côté compétition officielle, Christophe Honoré et Chiara Mastroianni (pour Homme au bain), le Canadien Bruce LaBruce (avec son sulfureux L.A. Zombie), l’acteur américain John C. Reilly (à l’affiche de la comédie Cyrus) annoncent un cru particulièrement excitant. Sans oublier la rétrospective Ernst Lubitsch, le prix honorifique remis au producteur Menahem Golan (Love Streams de John Cassavetes, Runaway Train d’Andrei konchalovsky) et les emblématiques projections en plein air de la Piazza Grande… Une pêche prometteuse.

[Musique] Bertrand Belin

Le 27/07/2010

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GRAVITÉ LÉGÈRE


Styliste funambule de la chanson française, Bertrand Belin trouve avec Hypernuit l’équilibre parfait entre gravité et légèreté, mélodie et poésie, dénuement et arrangement, et sur un fil éveille et réconcilie. Hyperbeau.
_Par Wilfried Paris

Champion d’une «autre chanson française», communauté idéale de singularités lettrées (Barbara Carlotti), folk (JP Nataf), fantasques (Albin de la Simone), duales (Arlt) ou franchement bien (Les Disques Bien : Flop, tante Hortense, French), Bertrand Belin creuse son sillon sur un troisième album limpide, ressassant en guitares claires et gravité concise ses obsessions villageoises et rêves de foyer, encore un peu cow-boy solitaire sous le soleil exactement, mais plus pour longtemps, cette Hypernuit méritant la compagnie d’un large public, qu’on lui promet.
Après un album éponyme et La Perdue, qui l’intronisaient fils elliptique de Bashung, mouillant les cordes sèches de cordes brillantes et de vents lointains (Ravel, Debussy, Mendelssohn) autant que de poésie livresque (Michaux, Roussel, Jaccottet), Belin ici délaisse un peu ses classiques au profit d’une «recherche de classicisme», c’est-à-dire une épure formelle «qui parle moins, mais dit plus » et fait la part belle aux chansons, aussi dénudées et solaires que le souvenir d’une jeune fille se baignant dans un étang, et pourtant porteuses d’interrogations profondes, existentielles : «Quand je chante "On ne laisse pas l’homme attendre sous le soleil", il ne faut pas y voir autre chose qu’une attente générale : on ne peut pas se contenter d’être grillé par le soleil en attendant de trépasser. Je distribue cette obsession en histoires avec des personnages, qui sont des avatars décharnés, sortes d’ectoplasmes de moi-même:celui qui part, celui qui revient, celui qui arrive à une frontière, celui qui se trouve sous le soleil et se demande s’il est le bienvenu…» Remontant vers les eaux de source d’une enfance que l’on devine amère mais ici transfigurée, Belin, accompagné d’un ballet de balais (Tatiana Mladenovitch à la batterie) et de ponctuations graves (Thibault Frisoni à la basse), touche et remue, en magnifiant discrètement ces petites flammes qu’entoure une obscurité profonde et grandissante. « Finalement, la phrase qui résume le mieux et très sincèrement ce disque, c’est "Je voudrais vivre plus longtemps pour être encore avec toi". »
Sans naïveté, tout en ellipses, l’hypertexte d’Hypernuit éclaire et éveille, et ramène au foyer les enfants prodigues, leur pardonnant plutôt que les jugeant, faisant œuvre de bienveillance. Accueillant autant qu’exigeant, ce disque sort quand les jours raccourcissent et pourra éclairer votre maison quand la nuit sera tombée. Et il ne s’agit pas que de musique.

[Musique] Push Up

Le 20/07/2010

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BIGBAND


Cocktail explosif de soul, de funk et de rock, le premier album de Push Up, The Grand Day of Quincy Brown, fait rimer ambiances urbaines et références cinéphiles. En juillet, les huit membres du groupe investissent le MK2 Quai de Seine pour une carte blanche autour des films de la blaxploitation… Rencontre avec trois d’entre eux : le flûtiste Jî Drû, la chanteuse Sandra Nkaké et le vocaliste Karl the Voice.
_Propos recueillis par Juliette Reitzer


Comment le groupe Push Up est-il né ?
Jî Drû : On se connaît tous depuis longtemps, chacun travaille sur les projets des autres… L’impulsion de faire de la musique ensemble a toujours été là. Push Up nous a permis de concrétiser toutes ces petites histoires d’amitié. On a commencé par travailler en studio puis, très vite, on a eu envie de l’énergie de la scène.

Qui est Quincy Brown, le héros de votre premier album ?
Sandra Nkaké : C’est un voisin, on habite le même quartier. Il cristallise bien les problématiques quotidiennes des gens de notre âge, entre 30 et 40 ans. On raconte une journée de Quincy, un moment clé de sa vie où il se pose plein de questions : comment élever ses enfants, le choix de son travail, de ses amis… C’est un peu l’histoire de chacun des membres du groupe.
Jî Drû : C’est quelqu’un de simple, qui évolue en vase clos, dans son quartier, et qui croise un certain nombre de personnages hauts en couleur. Un type de ceux qu’on croise dans la rue, en bas d’un immeuble, qui connaissent tout le monde et peuvent vous aiguiller sur les bons et les mauvais plans du quartier…

La dimension narrative est au coeur de l’album…
Sandra Nkaké : On s’est tous intéressés à cet aspect narratif dans nos carrières solo. Ce qui nous plaît dans le cheminement artistique, c’est vraiment de raconter quelque chose. Jî Drû : Plutôt que de coller des chansons les unes à côté des autres, on a choisi de bâtir un ensemble cohérent qui raconterait une histoire, en plusieurs parties, avec un début et une fin. Dans la construction même du disque et du spectacle, on est très proches du cinéma dans le sens où on a repris certains dispositifs qui lui sont propres : un narrateur, une voix off, des sons de rue… L’album pourrait être la B.O. d’un film, particulièrement d’un film musical puisque l’on opère des échappées vers le rock, le hip-hop...

Comment exprimez-vous cet univers en concert ?
Jî Drû : Sur scène, on essaie d’incarner les personnages de manière expressive, mais on n’est pas du tout dans quelque chose qui ressemblerait à une comédie musicale. Notre côté cinématographique tire davantage vers le film noir ou le cinéma social, ancré dans la réalité. Sandra Nkaké : Il y a des moments où l’on incarne chacun Quincy Brown, d’autres où l’on pose un regard sur lui. Comme au début d’un film, le début du spectacle nous permet d’installer l’ambiance, le décor, la situation. Il n’y a pas d’artifice scénographique. La scène, c’est notre vie : on le fait très sérieusement, mais sans se prendre au sérieux. Votre musique est très métissée et mêle tous types de couleurs, de sonorités…

Quelles sont les influences de chacun d’entre vous?
Jî Drû :
The Specials, John Coltrane, Nina Simone...
Sandra Nkaké : Parliament, Funkadelic, Bob Dylan...
Karl The Voice : Sex Pistols, Béla Bartók…

Le MK2 Quai de Seine vous offre une carte blanche. Vous avez choisi de programmer un cycle consacré à la blaxploitation. Qu’est-ce que votre musique a en commun avec l’univers de ces films ?
Karl The Voice : Sandra et moi avons travaillé sur un spectacle avec le pape de la blaxploitation, Melvin van Peebles. On mélangeait des éléments de son cinéma, de son film Sweet Sweetback’s Baadasssss Song, avec des atmosphères plus parisiennes, comme par exemple la chanson Nini peau d’chien d’Aristide Bruant… Notre univers est le plus diversifié et ouvert possible.
Jî Drû : Ces films sont très ancrés dans le paysage urbain et c’est vraiment le cas de The Grand Day of Quincy Brown. Notre message est proche de celui de la blaxploitation : un message d’espoir, de paix et de foi dans le collectif. Le cycle ira de Shaft, les nuits rouges de Harlem de Gordon Parks à Do the Right Thing de Spike Lee… Il y aura six films au total, et les projections du lundi soir se termineront par un petit concert et éventuellement un débat sur le film. On est tous passionnés de cinéma… La différence, c’est que moi j’aime les bons films, eux les mauvais !


Carte blanche au MK2 Quai de Seine les lundis 19 et 26 juillet en soirée et les 17, 18, 23 et 24 juillet en matinée. Toute la programmation sur www.mk2.com

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