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  <title>Trois Couleurs</title>
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  <description></description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 02 Sep 2010 21:40:46 +0100</pubDate>
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    <title>[Hommage] Satoshi Kon</title>
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    <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 11:36:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>troiscouleurs</dc:creator>
        <category>Cinéma</category>
        <category>décès</category><category>hommage</category><category>Millenium Actress</category><category>Paprika</category><category>Satoshi Kon</category><category>Tokyo Godfathers</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2036/Satoshi%20Kon.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;margin-top: 0; margin-right: auto; margin-bottom: 0; margin-left: auto; display: block; &quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En septembre 2002, &lt;/strong&gt;lors de la sortie japonaise de son second long-métrage &lt;em&gt;Millenium Actress&lt;/em&gt;, Satoshi Kon avait déclaré : « &lt;em&gt;Je sens que j’ai encore en moi au moins dix films à concevoir &lt;/em&gt;». Il n’aura pu nous offrir que quatre longs-métrages avant que la mort ne l’emporte. Satoshi Kon a succombé mardi 24 août à 6h20 d’un cancer du pancréas. Il n’avait que 46 ans. Il emporte avec lui les fabuleuses promesses d’une œuvre unique, dont on commençait tout juste à mesurer l’importance. C’est une immense perte pour le cinéma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gros consommateur d’animés&lt;/strong&gt;, fan d’&lt;em&gt;Abattoir 5&lt;/em&gt; et lecteur de Philip K. Dick, ce natif d’Hokkaido trouve sa vocation en découvrant &lt;em&gt;Dômu&lt;/em&gt;, chef-d’œuvre du manga signé Katsuhiro Ôtomo. Son diplôme de designer en poche, il parvient à se faire remarquer de son idole dont il devient l’un des protégés à la fin des années 1980. Après avoir assisté Ôtomo (il est directeur artistique sur &lt;em&gt;Roujin Z&lt;/em&gt;, participe très brièvement au manga &lt;em&gt;Akira&lt;/em&gt; et au projet &lt;em&gt;Steamboy&lt;/em&gt;) et avoir assuré plusieurs travaux de décorateur dans l’animation (notamment sur &lt;em&gt;Patlabor 2&lt;/em&gt; de Mamoru Oshii), Kon s’essaie brièvement au manga avec&lt;em&gt; Kaikisen – Retour vers la mer&lt;/em&gt;, puis s’impose comme un auteur à part entière en tant que coscénariste et directeur d’acteurs sur un OAV tiré du manga &lt;em&gt;JoJo’s Bizarre Adventure&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c’est en travaillant sur &lt;em&gt;Magnetic Rose&lt;/em&gt;, le plus beau sketch de l’anthologie &lt;em&gt;Memories&lt;/em&gt;, que Satoshi Kon dévoile l’étoffe d’un cinéaste à part entière. Bien que ce space-opera lorgnant du côté du film fantastique, soit officiellement réalisé par Ôtomo, Kon y conçoit de bout en bout une séquence où les fantasmes et la réalité se confondent, une scène qui porte en germe les thématiques majeures de son œuvre à venir (la figure féminine magnifiée, le pouvoir évocateur d’une œuvre artistique, etc.), et déjà empreinte de son admiration pour le romancier Yasutaka Tsutsui, connu en France pour &lt;em&gt;La Traversée du temps&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le talent et la pugnacité de Satoshi Kon&lt;/strong&gt; lui permettent alors de décrocher une commande pour le studio Mad House : l’adaptation à petit budget du roman &lt;em&gt;Perfect Blue&lt;/em&gt;, destinée au marché de l’OAV. Mais Kon ne se satisfait pas du scénario, et exige de le réécrire. Mad House souscrit à sa demande, à la condition que soient traités les thèmes d’idole, d’horreur et de stalker. Satoshi Kon sublime ce cahier des charges, notamment avec un glissement imperceptible de la subjectivité du récit, qui passe du point de vue de la victime à celui de son tortionnaire. Le résultat est d’une telle qualité, que &lt;em&gt;Perfect Blue&lt;/em&gt; bénéficie d’une sortie salles, non seulement au Japon mais aussi en France.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce coup de maître ne permet cependant pas à Kon de concrétiser son souhait de porter à l’écran le roman &lt;em&gt;Paprika&lt;/em&gt; de Tsutsui. Et avec un budget équivalent à celui de &lt;em&gt;Perfect Blue&lt;/em&gt; (environ 800 000 euros), il écrit et réalise &lt;em&gt;Millenium Actress&lt;/em&gt;, qui sera cantonné au marché de la vidéo à l’international après l’achat des droits par Dreamworks. &lt;em&gt;Millenium Actress&lt;/em&gt; est pourtant l’œuvre maitresse de Kon : toujours sur le principe de la réalité subjective, il y retrace un siècle d’histoire japonaise, à travers le parcours d’une star du cinéma nippon dans lequel interviennent deux documentaristes chargés de réaliser le portrait de l’actrice au crépuscule de sa vie. Construit sur le motif de la spirale, ponctué de rimes visuelles soutenues par le superbe score de son compositeur attitré Susumu Hirasawa, &lt;em&gt;Millenium Actress&lt;/em&gt; est une œuvre bouleversante, d’une folle densité, et injustement méconnue en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Après ce film monstre,&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Tokyo Godfathers&lt;/em&gt; apparaît plus comme une pause dans la carrière du cinéaste qui obtient enfin un budget plus confortable : deux millions d’euros. Néanmoins, en mettant sur le devant de la scène les parias de la société japonaise (à savoir une trinité de sans abris qui recueillent le soir de Noël un nouveau-né), Kon livre une œuvre doucement subversive, et parvient à glisser ces mises en abimes dont il a le secret au cours d’un final où ses trois héros concrétisent leurs rêves les plus fantaisistes par des biais génialement quotidiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son œuvre suivante sera également sa plus expérimentale. La série télévisée &lt;em&gt;Paranoia Agent&lt;/em&gt; lui donne en effet l’occasion de s’essayer à plusieurs styles graphiques et registres narratifs, tout en lui permettant d’y recycler les nombreuses idées qu’il n’a pu exploiter dans ses films précédents. Satoshi Kon livre même un surprenant épisode dans lequel il brocarde l’industrie de l’animation japonaise. Format télé oblige, &lt;em&gt;Paranoia Agent&lt;/em&gt; est également l’œuvre sur laquelle Satoshi Kon sera le moins impliqué. Chose plutôt rare dans la japanimation, le cinéaste s’accorde en effet le luxe de travailler très longuement à la mise en place du character design, et conçoit de A à Z les story-boards de ses films avec une méticulosité exceptionnelle.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La boucle sera bouclée quelques mois suivants,&lt;/strong&gt; lorsque Yasutaka Tsutsui, particulièrement impressionné par &lt;em&gt;Millenium Actress&lt;/em&gt;, propose à Satoshi Kon de porter à l’écran &lt;em&gt;Paprika&lt;/em&gt;, peut être le film le plus connu du cinéaste devenu dès lors l’une des figures de proue de l’industrie. Satoshi Kon est en effet à l’époque l’un des piliers du très prestigieux studio Mad House et cofonde le syndicat JANICA, visant à améliorer les conditions de travail des animateurs. Adaptant pour la première fois un roman de Tsutsui, Kon semble avec &lt;em&gt;Paprika&lt;/em&gt; en finir avec ses réflexions sur la métadiégétique, notamment lors d’un final jusqu’au-boutiste mémorable. Et après le très beau sketch &lt;em&gt;Ohayō&lt;/em&gt; pour l’anthologie &lt;em&gt;Ani-Kuri 15&lt;/em&gt;, son film suivant, Y&lt;em&gt;ume miru kikai&lt;/em&gt;, prévu pour sortir dans le courant de 2011, s’annonçait logiquement comme une rupture dans sa filmographie, comme il l’avait confié à des journalistes américains : « &lt;em&gt;Ce sera un film plus enfantin. Je veux que le public s’identifie à des petits robots qui continuent à vivre après que leurs parents – à savoir la race humaine – aient disparu de la surface du globe.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son départ prématuré ne devrait néanmoins pas nous priver de découvrir cette œuvre, ainsi que Satoshi Kon l’a indiqué dans un message posthume éprouvant, diffusé sur son site officiel le lendemain de son décès, et dans lequel le cinéaste fait ses adieux à ses proches et à son public : « &lt;em&gt;Quand j’ai fait part de ma crainte de ne pouvoir terminer &lt;/em&gt;Yume Miru Kikai &lt;em&gt;à Mr Maruyama &lt;/em&gt;(président de Mad House – NDR)&lt;em&gt;, ce dernier m’a répondu &lt;/em&gt;: &quot;Ne t’inquiète pas, nous trouverons bien un moyen de mener ton film à son terme.&quot; » Une très maigre consolation, qui ne parviendra nullement à combler le gouffre incommensurable laissé par la disparition de cet artiste. Sayonara Kon San.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien DUPUY&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez lire une traduction anglaise du message posthume destiné par Satoshi Kon à ses proches, ses collaborateurs et ses fans ici :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://makikoitoh.com/journal/satoshi-kons-last-words&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://makikoitoh.com/journal/satoshi-kons-last-words&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>[MK2] Le Germain Paradisio</title>
    <link>http://www.mk2.com/troiscouleurs/index.php?post/2010/09/01/MK2-Le-Germain-Paradisio</link>
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    <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 10:18:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>troiscouleurs</dc:creator>
        <category>mk2</category>
        <category>Cinéma</category><category>Germain</category><category>luxe</category><category>Paradisio</category><category>playstation</category><category>projection privée</category><category>salle</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2036/paradisio.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;margin-top: 0; margin-right: auto; margin-bottom: 0; margin-left: auto; display: block; &quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;p&gt;Cinéma paradisiaque&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;La première salle privée de cinéma à la demande a vu le jour dans le secret, à Paris. Le Germain Paradisio s’est installé dans un sous-sol de 130 m² au cœur de Saint-Germain-des-Prés, sous le Café Germain de Thierry Costes, y adjoignant ainsi un espace culturel interactif. L’alcôve, aux murs recouverts d’une fresque cloutée, doit ses formes généreuses à l’architecte d’origine irano-égyptienne India Mahdavi. Équipée d’un projecteur numérique, la salle, qui peut accueillir jusqu’à 24 personnes, se loue à la séance. On peut y voir, à l’horaire de son choix, nouveautés à l’affiche, films en 3D ou classiques restaurés – accompagné, si besoin est, d’un plat de ravioli à la truffe. Dissimulé sous terre, à l’abri des regards, on est ici au cinéma comme chez soi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;_C.G. et A.L.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;Germain Paradisio&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;25/27 rue de Buci, 75006 Paris // Tel. : 06 34 99 37 13&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;Prestations : concierge, entrée privative...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;germainparadisio@mk2.com // www.legermainparadisio.com&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>[Evènement] Jazz à la Villette</title>
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    <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 10:06:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Etienne Rouillon</dc:creator>
        <category>Culture</category>
        <category>Jazz à la Villette</category>    
    <description>    &lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2036/Jazzalavillette.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JAZZ A LA VILLETTE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus que jamais cette année, &lt;strong&gt;Jazz
à la Villette&lt;/strong&gt; fait le pari de la mixité,
du plaisir et de la curiosité. Au
diapason d’une programmation
musicale survoltée (The Roots,
Gil Scott-Heron, Chucho Valdes &amp;amp;
Archie Shepp, Alice Russell, Marc
Ribot, Saul Williams…), deux cycles
de films prolongent l’expérience dans les salles
des MK2 Quai de Seine et Quai de Loire. «Jazz à la
villette for kids ! » d’abord, avec &lt;em&gt;Bugsy Malone&lt;/em&gt; –
délicieuse parodie de film de gangsters entièrement
interprétée par des gamins – et &lt;em&gt;Les Aristochats&lt;/em&gt;,
un Disney jazzy avec le matou Scat Cat et son Cat
Band. Un hommage à l’acteur et chanteur Frank
Sinatra ensuite, avec six perles du musical américain:
&lt;em&gt;Un jour à New York&lt;/em&gt; de Stanley Donen et Gene
kelly, &lt;em&gt;Comme un torrent&lt;/em&gt; de Vincente Minnelli,
&lt;em&gt;Amour et swing&lt;/em&gt; (avec Michèle Morgan), &lt;em&gt;Haute
Société&lt;/em&gt; (avec Grace Kelly), mais aussi &lt;em&gt;Escale
à Hollywood&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Match d’amour&lt;/em&gt;… Des standards
incontournables pour swinguer jusque dans les
salles obscures.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jazz à la Villette, du 31 août au 12 septembre.&lt;/strong&gt;
Projections à partir du 4 septembre. Toute la programmation sur &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/index.php?post/2010/09/01/www.citedelamusique.fr/minisites/1009_jazz_villette/index.aspx&quot;&gt;le site de la cité de la musique&lt;/a&gt;</description>
    
    
    
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    <title>[Cinéma] Portrait de Jakob Cedergren</title>
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    <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 10:05:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Etienne Rouillon</dc:creator>
        <category>Cinéma</category>
        <category>Jakob Cedergren</category><category>Submarino</category><category>Thomas Vinterberg</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;MARGIN: 0 auto; DISPLAY: block&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2035/submarino2.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Révélation de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Submarino&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, le dernier Thomas Vinterberg,&lt;strong&gt; Jakob Cedergren&lt;/strong&gt; incarne son personnage avec une puissance glaçante, à l’opposé du charme tranquille qu’il dégage au naturel. Comment le séduire (avec un scénario), le rassurer (sur son jeu)… Le comédien danois nous livre quelques lignes de son mode d’emploi. Portrait d’un acteur allergique aux paillettes. &lt;br /&gt;_Par Pamela Messi &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la sortie de l’auditorium de Setúbal – 40 km au sud de Lisbonne –, un groupe de filles n’a d’yeux que pour le grand blond qui s’éloigne une statuette à la main. Invité du 26e Festróia (le festival international du film de la presqu’île portugaise de Tróia) pour présenter le dernier film de Thomas Vinterberg (&lt;em&gt;Festen, It’s All About Love&lt;/em&gt;…) dont il incarne le personnage principal, Jakob Cedergren vient de recevoir un prix du public largement mérité. Dans &lt;em&gt;Submarino&lt;/em&gt;, il est Nick, un trentenaire paumé rattrapé par une pulsion de responsabilité lorsqu’il recroise son petit frère, encore plus largué que lui. Un rôle qu’il habite avec une telle puissance que beaucoup dans l’assistance comprirent carrément qu’il venait d’être sacré meilleur acteur. Peu importe puisqu’on se dit qu’une récompense de plus ou de moins, décernée par un festival plutôt confidentiel, ne lui fera ni chaud ni froid. Erreur. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SUBTIL &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour commencer, Jakob préfère les petites rencontres pour cinéphiles à tous ces marchés du film pour «&lt;em&gt;pseudo-VIP, indispensables d’un point de vue marketing&lt;/em&gt;», certes, mais dont il se lasse très vite, à moins d’y dénicher les bons spots. «&lt;em&gt;Un peu comme quand tu te rends dans une énorme soirée : l’ambiance est toujours meilleure dans la cuisine. &lt;/em&gt;» Ici, au bord de l’Atlantique, il se sent bien, «&lt;em&gt;comme chez des parents éloignés&lt;/em&gt; », à qui il viendrait rendre visite déjà pour la quatrième fois. Et puis cette année est un peu spéciale: &lt;em&gt;Submarino&lt;/em&gt; n’est pas qu’une ligne sur son CV mais un film dont il est «&lt;em&gt;particulièrement fier. J’ai su que je voulais faire ce film à l’instant où Thomas m’en a touché un mot. Il m’a appelé alors que j’étais en vacances, pour me parler d’un livre de Jonas T. Bengtsson qu’il venait de lire et voulait adapter. J’ai senti que ce projet lui inspirait une énergie nouvelle.&lt;/em&gt; » Les deux n’avaient encore jamais travaillé ensemble, mais l’acteur rêvait depuis longtemps d’approcher son aîné. «&lt;em&gt;Il a ces deux qualités indispensables pour être vraiment talentueux : le sens de l’humour et la musicalité&lt;/em&gt;, explique Cedergren. &lt;em&gt;Et le fait qu’il se soit essayé à autant de choses différentes prouve son courage et sa curiosité. Tu as déjà eu cette impression très rare de connaître une chanson alors que tu l’entends pour la première fois? Chacun de ses films me fait cet effet-là. &lt;/em&gt;» &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;MARGIN: 0 auto; DISPLAY: block&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2035/submarino1.jpg&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SUBMERSION&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Retour sur la côte portugaise. Les admiratrices du grand blond avec une chemise noire n’en reviennent toujours pas qu’il ait «&lt;em&gt;l’air si sympa dans la vraie vie.&lt;/em&gt; » Nous non plus. Jakob a les cheveux coupés courts, la barbe à peu près rasée, une gueule de gendre idéal et un regard azur qui inspire confiance. Nick avait une coupe de bûcheron, des tatouages de taulard, un look de videur mal luné et le regard acier du type qui peut défoncer une porte juste pour se calmer les nerfs. Pas le genre à qui on offrirait un verre de moscatel pour engager la conversation. Tant mieux, c’était l’idée. Vinterberg et son scénariste, Tobias Lindholm, tenaient à « &lt;em&gt;restituer l’authenticité du roman de Bengtsson&lt;/em&gt;» qui ne relève pas vraiment du conte de fées (&lt;em&gt;Submarino&lt;/em&gt; – sous-marin – évoque une technique de torture par noyade) et n’offre pas une image très rutilante du pays régulièrement estampillé « &lt;em&gt;le plus heureux du monde&lt;/em&gt;». «&lt;em&gt;D’où l’importance du travail de recherche préalable,&lt;/em&gt; ajoute l’acteur. &lt;em&gt;Même quand tu penses avoir une idée très claire de l’environnement dans lequel tu es censé t’inscrire, la réalité te rattrape toujours et ce sont tous ces petits détails auxquels tu n’aurais jamais pensé, grappillés en allant sur place et en rencontrant des gens, qui viennent nuancer ton jeu et l’image que tu t’étais faite de ton personnage. Ensuite, sur le tournage, je préfère qu’on ne me donne pas trop d’informations entre deux prises, ça risque de me désorienter. Mieux vaut me traiter comme un boxeur sur le ring : entendre trop de consignes de l’entraîneur engourdit les sens et empêche de faire ses propres choix.&lt;/em&gt;» Et Vinterberg? «&lt;em&gt;C’est un réalisateur très généreux, qui donne à ses acteurs tout l’amour et toute la confiance dont ils ont besoin, ce qui leur permet de se dépasser. &lt;/em&gt;» Sous la carrure de viking bat donc encore un coeur d’artiste qui doute et aime être rassuré. Quinze ans après ses débuts sur les planches et les plateaux de tournage et malgré une étiquette très convoitée de jeune talent européen récoltée au Festival de Berlin 2005, ainsi qu’un premier passage remarqué à Cannes avec le bouleversant &lt;em&gt;Dark Horse&lt;/em&gt; de Dagur Kári (Un Certain Regard), Jakob Cedergren n’a toujours pas la grosse tête. &lt;br /&gt;&lt;br style=&quot;FONT-WEIGHT: bold&quot;&gt;&lt;strong&gt;SUBJECTIF&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;C’est en suivant &lt;em&gt;The Life and Adventures of Nicholas Nickleby&lt;/em&gt;, minisérie anglaise réalisée par Trevor Nunn, que Jakob, 12 ans, découvre le jeu d’acteur et envisage d’en faire son métier. Plus tard il délaisse un peu les films d’aventure et se passionne pour le cinéma américain des années 1970 – Friedkin, Lumet, Scorsese, Cassavetes, Spielberg… – avant de s’intéresser aux réalisateurs européens puis, très récemment, asiatiques. Quant au cinéma français, il en parle avec la prudence de ceux qui en savent bien plus qu’ils ne veulent l’admettre. « &lt;em&gt;Je ne peux pas dire que je connais le cinéma français puisque vous produisez environ 250 films par an et que trop peu arrivent jusqu’au Danemark &lt;/em&gt;», prévient-il, avant de citer tout de même quelques noms qui ont retenu son attention ces derniers temps : Gaspar Noé, Laurent Cantet ou Jean-Pierre Jeunet. Mais surtout, il admire le «&lt;em&gt;pouvoir d’attraction de la scène artistique française, qui donne envie à des réalisateurs, parmi les meilleurs au monde – Haneke ou Kieslowski par exemple –, de venir réaliser de véritables ‘‘films français’’.&lt;/em&gt; » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;MARGIN: 0 auto; DISPLAY: block&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2035/submarino3.jpg&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SUBCONTINENT&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Essayons à notre tour de ne pas réduire le cinéma danois à Dreyer, ni au Dogme, le mouvement proréaliste initié en 1995 par Lars Von Trier et Thomas Vinterberg en réaction au formatage des superproductions anglo-saxonnes. On l’a dit, on aimait déjà Dagur Kári, mais aussi Pernille Fischer Christensen (&lt;em&gt;Une famille&lt;/em&gt;, présenté cette année à Berlin), Christoffer Boe (&lt;em&gt;Reconstruction&lt;/em&gt;, Caméra d’or 2003) et Bille August (Palme d’or 1988 pour&lt;em&gt; Pelle le Conquérant&lt;/em&gt;). Il nous conseille de jeter aussi un oeil aux films de Simon Staho (&lt;em&gt;Au coeur du paradis&lt;/em&gt;), Heidi Maria Faisst (&lt;em&gt;The Blessing&lt;/em&gt;) et bien sûr Henrik Ruben Genz dont le dernier long métrage, &lt;em&gt;Terribly Happy&lt;/em&gt;, devrait bientôt arriver sur nos écrans. Cedergren y incarne un policier de Copenhague muté dans un village du fin fond du Danemark. «&lt;em&gt;Une tragédie absurde et drôle&lt;/em&gt;», résume le comédien, qui reste de marbre quand on lui évoque le plutôt bon accueil du film par la critique internationale. Suédois grandi au Danemark, «&lt;em&gt;gitan&lt;/em&gt;» dans l’âme, il ne serait pas contre une carrière à l’étranger. «&lt;em&gt;Copenhague est ma base, mais j’ai déjà vécu dans pas mal de pays et les frontières, ce n’est pas du tout mon truc…&lt;/em&gt;» On le trouve si réfléchi dans sa manière d’aborder le cinéma – et la vie en général – qu’on l’imaginerait bien passer derrière la caméra. «&lt;em&gt;J’y pense…&lt;/em&gt;», admet-il. Inutile d’essayer d’en savoir plus. Pour l’instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lire la critique du film&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.mk2.com/filmscinema-5647-submarino.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Toutes les séances&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>[Cinéma] Les sorties de la semaine</title>
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    <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 10:04:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Etienne Rouillon</dc:creator>
        <category>Cinéma</category>
        <category>Alexanre Aja</category><category>Carlos Cuaron</category><category>Fabrice Genestal</category><category>Krach</category><category>Marc-Antoine Roudil</category><category>Piranha 3D</category><category>Rudo et Cursi</category><category>Sophie Bruneau</category><category>Terre dusage</category>    
    <description>    &lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2036/rudoycursi.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;RUDO Y CURSI
de Carlos Cuaron&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;La vie est comme un match de
foot. Entre coups francs et coups
bas, le destin de deux frères footballeurs
se joue sur le terrain. Mais
la célébrité a un prix, qu’ils devront
payer… Plutôt drôle, cette comédie
est produite par Gonzáles
Iñárritu et Guillermo Del Toro.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2036/krach.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;KRACH
de Fabrice Genestal
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Après &lt;em&gt;Cleveland contre Wall
Street&lt;/em&gt;, avant &lt;em&gt;Wall Street – l’argent
ne dort jamais –,&lt;/em&gt; encore un film
avec la crise en ligne de mire, vue
ici sur un mode fantasmé. Et si
la météo pouvait prédire les
mouvements des marchés?
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2036/terredusage.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;TERRE D’USAGE
de Sophie Bruneau et Marc-Antoine Roudil
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le rapport au monde, la notion
de territoire, le communisme,
la république… Autant de thématiques
que les réalisateurs abordent
dans ce documentaire, au
travers de Pierre Juquin, «penseur
et passeur » de sa mémoire et de
ses expériences.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2036/piranha3d.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;PIRANHA 3D
d’Alexandre Aja
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Poissons pas nés de la dernière
pluie, des piranhas préhistoriques
sont relâchés dans un lac après
un séisme.C’est tout? Bah non,
dans la même flaque barbote
un banc de 20000 étudiantes
en bikini, chauffées à blanc pendant
leur Spring Break. À croquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2036/bebad.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;BE BAD! de Miguel Areta&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;«&lt;em&gt;Tu t’excites facilement&lt;/em&gt;», constate la tartine au contact du crémeur, complètement chèvre de sa peau toastée, amenant à sa vergue le fanal de la satisfaction tactile. Bitte d’amarrage sur les plages du &lt;em&gt;teen movie&lt;/em&gt; depuis &lt;em&gt;Supergrave&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Juno&lt;/em&gt;, l’icône indé Michael Cera bande original avec &lt;em&gt;Be Bad!&lt;/em&gt;, comédie sentimentale pour godelureaux atypiques, où les maillots font le tipi. Surmontant ses inhibitions d’ado&lt;br /&gt;gentillet, le héros Nick Twisp se crée un alter ego vilain, griffé Nouvelle vague. Pour ne pas être à bout de souffle face à la francophile Sheeni, il devient François, french lover tout en clopes gainsbouriennes et morgue désinvolte, cascadeur de l’amour pyrotechnique à la Belmondo, qui vit pour son vit. Un débarquement allié de la Gaule, au service de la gaule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/index.php?post/2010/09/01/../../../index_cine.php&quot;&gt;Toutes les
séances des films de la semaine.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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    <title>[Cinéma] Entretien avec Apichatpong Weerasethakul</title>
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    <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 10:03:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Etienne Rouillon</dc:creator>
        <category>Cinéma</category>
        <category>Apichatpong Weerasethakul</category><category>celui qui se souvient de ses vies antérieures</category><category>Oncle Boonmee</category>    
    <description>    &lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2036/boonmee.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ÉLOGE DES
FANTÔMES
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Palme d’or 2010, &lt;em&gt;Oncle Boonmee (celui qui se souvient
de ses vies antérieures)&lt;/em&gt; est une oeuvre inouïe,
qui rappelle que les plus beaux films sont toujours
affaire de fantômes. Tout juste rentré de Cannes, Apichatpong Weerasethakul nous a reçus à Paris,
dans les locaux de ses coproducteurs français d’Anna
Sanders films.
&lt;br /&gt;_Propos recueillis par Jérôme Momcilovic
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Oncle Boonmee&lt;/em&gt; est d’abord la conclusion d’un
projet au long cours, l’exposition Primitive,
que vous présentiez l’an dernier à paris.
Quelle est l’origine de ce projet ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;C’est une accumulation d’expériences. J’ai
d’abord été marqué par la lecture de &lt;em&gt;Waiting
for the Macaws&lt;/em&gt; de Terry Glavin, qui parle de différents
types d’extinction : des espèces, du langage, de la culture
et des dieux. J’ai réalisé que c’était la situation du nord-est de
la thaïlande, où j’ai grandi. Par exemple, dans la province de
Chiang Mai où je vis aujourd’hui, les très nombreux immigrés birmans
ne sont plus autorisés à célébrer leurs rites – principalement
parce que le gouvernement thaïlandais interdit les rassemblements
de plus de vingt personnes. La disparition de cultures, de
voix uniques, m’a touché, et j’ai voulu travailler autour de cette
région dont la mémoire s’éteint petit à petit. Mon équipe et moi
avons entrepris un long voyage dans l’optique d’un projet artistique
qui allait devenir &lt;em&gt;Primitive&lt;/em&gt;. Longeant le Mékong, nous sommes
passés notamment par un village qui s’appelle Nabua et qui m’a
fasciné. Politiquement, son histoire est très importante: dans les
années 1960 et 1970, il fut un symbole de la résistance du mouvement
communiste et de sa répression par l’armée. De nombreux souvenirs, douloureux, y sont enfouis. Cette histoire
est devenue un background à partir duquel nous
avons expérimenté et développé une sorte de performance
qui est devenue &lt;em&gt;Primitive&lt;/em&gt;. Mais je voulais
compléter ce travail en réalisant un film de fiction. &lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’où vient l’histoire de l’oncle Boonmee ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;D’un autre livre, écrit par un moine à qui cet homme,
Boonmee, avait raconté qu’il était capable de se
rappeler ses vies antérieures grâce à la méditation,
et qu’il se voyait sous la forme d’un buffle, ou parfois
d’un simple esprit. Boonmee fréquentait un temple
près de chez moi ; il est mort aujourd’hui, mais
j’ai rencontré ses proches, ses fils. Son histoire était
une autre manière d’évoquer l’idée de la mémoire
de cette région. Et puis, petit à petit, j’ai inclus beaucoup
de choses personnelles, ma propre mémoire
est venue se fondre dans celle de la région et de
Boonmee : des souvenirs de mon père, des endroits
où j’ai grandi, et de films que j’avais vus, enfant…
&lt;br /&gt;&lt;br style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cette région, qui donnait déjà leur cadre à vos
précédents films, semble indissociable de votre
travail : une matière pour votre inspiration, plus
qu’un simple décor. pourriez-vous tourner dans un
endroit totalement différent ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Oui, bien sûr. C’est l’expérience qui compte, la connexion
qui se fait entre un paysage et moi. Mais c’est
vrai que j’ai une attirance très forte pour la nature,
parce que c’est quelque chose de très universel. Mes
films sont très simples, de ce point de vue.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quelle fut votre réaction, au moment de recevoir
la palme d’or, en mai dernier ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Ce fut un choc, et une grande joie. C’est le travail
de toute une équipe qui a été récompensé, nous
avons tous tellement travaillé. La décision du jury
m’a surpris parce que &lt;em&gt;Oncle Boonmee&lt;/em&gt; est un petit
film, sans star ni grand sujet politique : ce prix est un
véritable encouragement et une invitation pour tous
les cinéastes à faire des films personnels. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;D’où vient l’histoire de la princesse et du poisson-chat
?
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Je l’ai écrite, mais elle m’a été inspirée par mes souvenirs
de programmes en costumes typiques de la
télévision thaïlandaise, des contes fantastiques peuplés
d’animaux parlants, de rois et de princesses,
de magie…
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2036/boonmee2.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ces films vous ont-ils aussi donné l’idée du fantôme
de la femme de Boonmee, ou de l’étrange créature
mi-homme mi-singe qu’est devenu son fils?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Oui. Et je me suis aussi beaucoup inspiré des comic
books avec lesquels j’ai grandi et qui mettaient en
scène des fantômes et des monstres.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La manière dont vous faites apparaître ces fantômes
est très surprenante : ils ne suscitent aucun
effroi chez les personnages, tout juste un sursaut,
une légère surprise…&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;C’était quelque chose de très naturel pour moi. Dans
la culture thaïlandaise, les fantômes sont intégrés
au monde des vivants, demeurant parfois avec eux…
J’adore cette idée d’intégration des fantômes aux
côtés des gens…
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce mode d’apparition rappelle aussi un cinéma
ancien, comme pour la femme de Boonmee, par
exemple : un effet très simple, une transparence
qui renvoie à certains films muets.&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Je tenais à utiliser ces vieux procédés. Dans ce cas
précis, nous avons eu recours à une immense glace
et à un système de reflet assez complexe à mettre
en oeuvre, et qui, surtout, coûte beaucoup plus cher
que les effets numériques. Nous aurions pu utiliser
un fond bleu, puisque le film, même s’il a été tourné
en 16 mm, a de toute façon été digitalisé. Cela aurait
été plus simple et surtout, même si ça paraît paradoxal, moins
cher… Mais je voulais retrouver ces vieilles techniques, qui sont
celles des vieux films de fantômes hollywoodiens.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La femme de Boonmee semble réapparaître pour le soigner,
pour l’accompagner vers sa mort. Par exemple dans une très
belle scène où elle le prend simplement dans ses bras, sur le
lit où lui sont prodigués les soins.&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Oncle Boonmee parle de naissance et de mort, et quand sa
femme apparaît à l’oncle, c’est pour le préparer à rejoindre une
autre dimension. Elle représente l’idée de la transmigration des
âmes. Dans cette scène où il la prend dans ses bras, elle est le fruit
de son imagination. D’ailleurs, elle lui dit que les fantômes comme
elle ne sont pas attachés aux lieux, mais aux gens, aux vivants. Elle
n’existe que parce qu’il y a Boonmee, elle existe pour lui. Pour le
dire simplement, elle représente sa mémoire. Elle mourra, en tant
que fantôme, avec lui.
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le moine avec qui se clôt le film est interprété par un acteur
qui jouait dans votre précédent film, Syndrome and a Century.
peut-on considérer qu’il s’agit du même personnage ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Oui. Réincarné !
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dans une scène très belle, celui-ci se défait de son vêtement
traditionnel pour prendre une douche, très simplement. On
retrouve là, sur un plan plus concret, une certaine tendance de
vos films à «déshabiller » les moines : dans &lt;em&gt;Syndromes and a
Century&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;,&lt;strong&gt; le personnage expliquait qu’il aurait rêvé d’être DJ…&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;La Thaïlande est fondée sur un système de classes très rigide,
c’est une société très segmentée et la liberté d’expression y est
une des plus contraintes au monde [&lt;em&gt;Syndromes and a Century
y fut censuré, ndlr&lt;/em&gt;]. Je pense que les films doivent représenter
l’humanité comme une unité, et pas en fragments. Ces scènes
sont une manière de se dévêtir des conventions, de figurer l’humain
avant tout. Quand il se déshabille, le moine quitte une vie
et se glisse dans une autre. L’oncle Boonmee a eu des vies multiples,
mais tout le monde, y compris vous et moi, avons plusieurs
vies en une.</description>
    
    
    
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    <title>[Cinéma] Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures</title>
    <link>http://www.mk2.com/troiscouleurs/index.php?post/2010/09/01/Cinema-Oncle-Boonmee-celui-qui-se-souvient-de-ses-vies-anterieures</link>
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    <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 10:02:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Etienne Rouillon</dc:creator>
        <category>Cinéma</category>
        <category>Apichatpong Wheerasethakul</category><category>Oncle Boonmee</category><category>Palme dor</category>    
    <description>    &lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2036/boonmee2.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ONCLE BOONMEE &lt;em&gt;(celui qui se souvient de ses vies antérieures)&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’une irréelle beauté, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Oncle
Boonmee&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est pareil aux fantômes
dont il est peuplé : hypnotique,
étrange et limpide à la fois.
Pour qui connaît le cinéma
d’&lt;strong&gt;Apichatpong Weerasethakul&lt;/strong&gt;,
pour qui fut sensible à l’envoûtante
étrangeté de &lt;em&gt;Tropical Malady&lt;/em&gt;
(qui remporta, déjà, un Prix du Jury
à Cannes), l’entame hypnotique
d’Oncle Boonmee ne sera pas tout
à fait une surprise. Dans la jungle
moite de la Thaïlande du Nord, un
buffle erre puis finalement se fige,
vous regarde, et bientôt c’est une
autre créature qui vous fixe de ses
yeux rouges. Dans cette jungle
enivrante qui bruisse de mille vies,
se loge un pays de cinéma sublime,
peuplé de spectres amicaux, de princesses
et de poissons-chats. Contrée
étrange et pourtant d’une évidence
absolue, où l’oncle Boonmee, au
seuil de la mort, est rejoint par
les fantômes de ceux qui l’ont aimé.
L’homme-singe aux yeux luminescents
est-il son fils ? Le buffle serait-il
Boonmee lui-même ? De l’une à
l’autre de ces visions enchanteresses,
une seule hypothèse, au fond, trouve
une constante confirmation : la Palme
d’or 2010 est une véritable splendeur.
&lt;br /&gt;_J.M.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un film d’Apichatpong Weerasethakul // Avec Thanapat Saisaymar, Jenjira Pongpas… // Distribution : Pyramide, France, Royaume-Uni, Espagne, Thaïlande, Allemagne, 2010, 1h53&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/index.php?post/2010/09/01/Cinema-Entretien-avec-Apichatpong-Weerasethakul&quot;&gt;Lire l'entretien avec Apichatpong Wheerasethakul&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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    <title>[Jeu vidéo] Toy Story 3</title>
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    <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 10:01:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Etienne Rouillon</dc:creator>
        <category>Technologie</category>
        <category>Toy Story 3</category>    
    <description>    &lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2036/toystory3.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;TOY STORY 3
&lt;/strong&gt;(&lt;em&gt;Disney Interactive, sur PC, PS3, X360, Wii…&lt;/em&gt;)
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin des productions cachemisère
développées à la va vite
et justifiées par la seule intelligence
d’une opportunité calendaire,
&lt;em&gt;Toy Story 3&lt;/em&gt; est un rare
exemple d’adaptation réussie
de franchise de dessin animé.
La faute à un jeu ingénieusement bicéphale qui
d’un côté suit l’intrigue du film avec l’aisance d’un
Lego Star Wars, et de l’autre propose d’explorer
le mode « &lt;em&gt;coffre à jouet&lt;/em&gt; », sorte de bac à sable
où les plus jeunes pourront s’inventer architectes
d’un village western, peuplé des jouets qu’ils
auront amassé au gré de missions annexes. Un
titre drôle, astucieux et accessible aux néophytes
sans pour autant les prendre pour des billes.
Préférez Buzz l’Éclair au «bzzz » vuvuzélien.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_Etienne Rouillon.</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>[Cinéma] La bande-annonce de la semaine</title>
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    <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 10:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Etienne Rouillon</dc:creator>
        <category>Cinéma</category>
        <category>Submarino</category><category>Thomas Vinterberg</category>    
    <description>    &lt;strong&gt;SUBMARINO de Thomas Vinterberg
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien n’est jamais noir ou blanc
chez &lt;strong&gt;Thomas Vinterberg&lt;/strong&gt;, maître
dans l’art de susciter l’empathie
pour des brutes mises à nu, comme
dans ce &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Submarino&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, drame familial
éprouvant mais brillant.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On croirait un conte d’Andersen qui
a mal tourné. Il était une fois deux
frères oubliés des bonnes fées autant
que de leur mère, partie boire et
coucher dans tous les squats de
Copenhague, leur léguant un irrépressible
penchant pour l’alcool et
la drogue. Devenus adultes, ils se
perdent de vue, histoire de mieux
gâcher leur vie chacun de leur côté,
jusqu’à ce que leurs chemins se
recroisent et que l’aîné, Nick (Jakob
Cedergren) constate à quel point
son petit frère (Peter Plaugborg),
devenu père, s’en sort encore plus
mal que lui. Impitoyable portrait
d’une société avare de secondes
chances, &lt;em&gt;Submarino&lt;/em&gt; est conçu
comme une chasse à l’espoir où
chaque personnage doit fouiller
sous les coups, les bleus et les
canettes de bière pour trouver
sa part d’humanité. Le film s’ouvre
et se referme sur l’enfance des deux
frères, comme si la vie d’adulte
n’était qu’une parenthèse avant un
nouveau point de départ.
&lt;br /&gt;_P.M.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un film de Thomas Vinterberg // Avec Jakob Cedergren, Peter Plaugborg… // Distribution : MK2 Diffusion // Danemark, Suède, 2010, 1h45&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/index.php?post/2010/09/01/Cinema-Portrait-de-Jakob-Cedergren&quot;&gt;Lire le portrait de l'acteur Jakob
Cedergren&lt;/a&gt;&lt;div&gt;&lt;a href=&quot;http://www.mk2.com/filmscinema-5647-submarino.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Toutes les séances&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>[Jeu vidéo] Sniper : Ghost Warrior</title>
    <link>http://www.mk2.com/troiscouleurs/index.php?post/2010/08/25/Jeu-video-Sniper-Ghost-Warrior</link>
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    <pubDate>Wed, 25 Aug 2010 10:05:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Etienne Rouillon</dc:creator>
        <category>Technologie</category>
        <category>Sniper : Ghost Warrior</category>    
    <description>    &lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2035/sniper.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SNIPER : GHOST WARRIOR&lt;/strong&gt;
(&lt;em&gt;Micro Application, sur PC, X360)&lt;/em&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Snipers. On les accuse souvent de
camper sur des positions fallacieuses,
flirtant avec la triche et l’antijeu. Les
gamers adeptes du tir longue distance
placeront dans leur ligne de
mire ce jeu qui réhabilite les parents honnis du
jeu de salve. Dans une jungle moite à faire de la
buée sur la lunette, l’oeil devra être vif pour déceler
des ennemis coriaces à l’excès, capables de
vous plomber à deux cents pas de là. L’index
humecté, l’air de dire «&lt;em&gt;ça souffle par ici&lt;/em&gt; », le joueur
tiendra compte du vent, de sa respiration et de la
distance, pour décocher le carton plein. Sniper :
Ghost Warrior atteint sa cible, aussi restreinte soit-elle.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_Etienne Rouillon.</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>[Concert] Rock en Seine</title>
    <link>http://www.mk2.com/troiscouleurs/index.php?post/2010/08/25/Concert-Rock-en-Seine</link>
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    <pubDate>Wed, 25 Aug 2010 10:04:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Etienne Rouillon</dc:creator>
        <category>Culture</category>
        <category>Rock en Seine</category>    
    <description>    &lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2035/rockenseine.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;RIFF DROITE
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps de troquer ses tongs contre des Converse, &lt;strong&gt;Rock en Seine&lt;/strong&gt; siffle la fin des
vacances dans la bière et les décibels. Électrique et éclectique, le festival enseigne et
fédère, de 6 à 666 ans. Attention les oreilles.
&lt;br /&gt;_Par Wilfried Paris
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gros festival estival régional, Rock en Seine assure
depuis huit ans la rentrée rock, avec du lourd comme
son nom l’indique (même Justice avait sorti les amplis
Marshall il y a deux ans). Cette année, Blink-182 (pop
punk potache depuis 1993) ou les métalleux de
Queens of the Stone Age sont ainsi en tête d’affiche.
Domaine national de Josh Homme, qui y revient avec
gourmandise, le festival avait créé la bonne surprise
l’an dernier en faisant jouer Them Crooked Vultures –
supergroupe composé dudit Josh Homme avec Dave
Grohl et John Paul Jones – mais peut aussi en réserver
de mauvaises, comme les deux annulations d’Amy
Winehouse (2007 et 2008) et le split en temps réel
d’Oasis l’année dernière, sans toutefois calmer les
ardeurs du public puisque l’édition 2009 a battu des
records d’affluence (97000 personnes).
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’aucuns reprochent à Rock en Seine l’absence de
parti pris dans l’éclectisme (vieilles gloires, gros vendeurs
indie-rock, quelques groupes locaux) et y voient
un festival à l’esprit moins rock’n’roll que commercial
(tarifs élevés, publicités sur le site). N’empêche, l’édition
2010 est particulièrement excitante, avec Arcade
Fire (feu sacré), Massive Attack (trip-hop alchimiste),
Roxy Music (glam-rock ressuscité), The Kooks (slackers
bubble-gum), Black Rebel Motorcycle Club (shoegaze
psyché), LCD Soundsystem (nounours sous ecsta) ou
encore Cypress Hill, Beirut, Foals, 2 Many DJ’s, Crystal,
Castles, Two Door Cinema Club, Chew Lips, Wave
Machines… Suite dans les idées, la fée électricité se
penchera sur vos bambins pour un Mini Rock en Seine,
« &lt;em&gt;formation accélérée pour devenir un parfait rocker &lt;/em&gt;»,
tandis qu’Avant Seine invitera nos espoirs hexagonaux
(I Am Un Chien !!, Viva &amp;amp; the Diva, Roken Is Dodelijk, King of Conspiracy…). Le rock a de l’avenir, à n’en pas
douter.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les 27, 28 et 29 août, Domaine national de Saint-Cloud&lt;/strong&gt;.
Pass trois jours : 99 € ; un jour : 45 €.&amp;nbsp;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/index.php?post/2010/08/25/www.rockenseine.com&quot;&gt; www.rockenseine.com&lt;/a&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>[Cinéma] La bande-annonce de la semaine</title>
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    <pubDate>Wed, 25 Aug 2010 10:02:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Etienne Rouillon</dc:creator>
        <category>Cinéma</category>
        <category>Caroline Strubbe</category><category>Lost persons area</category>    
    <description>    &lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2035/lostpersonsarea.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LOST PERSONS AREA
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un bout du monde flamand,
un chef de chantier vit avec sa
femme et sa fille, gamine secrète,
rêveuse et indépendante. Un jour,
un accident vient bouleverser leur
quotidien… Une œuvre sensible et
organique, prix SACD du meilleur
scénario à Cannes en 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un film de Caroline Strubbe //
Avec Lisbeth Gruwez, Sam Louwyck…
Les Acacias, Belgique, 1h49
&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>[Cinéma] Les sorties de la semaine</title>
    <link>http://www.mk2.com/troiscouleurs/index.php?post/2010/08/25/Cinema-Les-sorties-de-la-semaine</link>
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    <pubDate>Wed, 25 Aug 2010 10:01:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Etienne Rouillon</dc:creator>
        <category>Cinéma</category>
        <category>Bertrand Blier</category><category>La rivière Tumen</category><category>LE BRUIT DES GLAÇONS</category><category>Neil Jordan</category><category>Ondine</category><category>Zhang Lu</category>    
    <description>    &lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2035/bruitdesglacons.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;LE BRUIT DES GLAÇONS
de Bertrand Blier
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Un écrivain alcoolique reçoit la
visite d’un inconnu qui se présente :
« &lt;em&gt;Je suis votre cancer.&lt;/em&gt; » La suite est
du pur Blier retrouvé. Insolent, joyeusement
désespéré, bourré de trouvailles
farfelues et poétiques. En
prime, des interprètes au taquet !
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2035/ondine.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ONDINE
de Neil Jordan
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’un pêcheur irlandais tombe
amoureux d’une sirène (ou, dans
le cas présent, d’une « selkie») sortie
de nulle part, l’histoire risque de
se finir en queue de poisson. Un
conte moderne, par le réalisateur
d’&lt;em&gt;Entretien avec un vampire&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;The
Crying Game.&lt;/em&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2035/larivieretumen.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;LA RIVIÈRE TUMEN
de Zhang Lu
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Dans un village chinois séparé de la
Corée du Nord par la rivière Tumen,
de plus en plus de migrants affamés
affluent, semant le trouble dans la
population. Puissante réflexion sur
l’immigration et la difficulté de vivre
ensemble, le film bouleverse.</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>[Cinéma] Poetry</title>
    <link>http://www.mk2.com/troiscouleurs/index.php?post/2010/08/25/Cinema-Poetry</link>
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    <pubDate>Wed, 25 Aug 2010 10:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Etienne Rouillon</dc:creator>
        <category>Cinéma</category>
        <category>Lee Chang-Dong</category><category>Poetry</category><category>Yun Junghee</category>    
    <description>    &lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2035/poetry.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE SENS DE LA VIE
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Poetry,&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; portrait poignant d’une grand-mère dépassée, le Sud-Coréen &lt;strong&gt;Lee Chang-Dong&lt;/strong&gt;
redonne vie à cette notion d’un autre âge et pourtant essentielle à notre existence,
la poésie.
&lt;br /&gt;_Par Donald James
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ode à la vie, &lt;em&gt;Poetry &lt;/em&gt;dessine le portrait d’une femme
âgée frappée par la maladie d’Alzheimer.&lt;/strong&gt; Mija perd
la mémoire des mots, mais s’inscrit à des cours du
soir en rêvant de pouvoir composer des vers. Voir, sentir
et percevoir, tels sont les préceptes de son professeur.
À travers cet enseignement primaire se révèle
un enjeu esthétique et vital, suggérant que l’état passif,
réceptif, peut être source de révélation et de création.
Loin d’être inactive – et c’est peut-être là tout son
drame –, Mija, femme de ménage chez un riche vieillard
hémiplégique, ne cesse de courir, de s’agiter, car
tout lui échappe. Non seulement les mots, mais aussi
le sens du monde. Son petit-fils a participé à un viol
collectif à son lycée, et la victime s’est suicidée. Mija
n’a pas perdu son sens moral, mais elle ne sait comment
réagir. Grand-mère docile, elle continue à servir
le repas de l’adolescent sans que celui-ci ne lui décroche
un merci. Poussée par les pères des violeurs à
trouver un arrangement, elle rencontre la mère de la
victime mais ne parvient qu’à lui parler du goût des
abricots tombés de l’arbre… Un peu à côté, un peu
dedans, Mija est &lt;em&gt;borderline&lt;/em&gt;. Cette année en Corée
du Sud, la figure maternelle, matrice révélatrice des
pulsions détraquées d’une société misogyne, semble
occuper le devant de la scène avec l’ironique &lt;em&gt;Mother&lt;/em&gt;
de Bong Joon-ho et ce silencieux &lt;em&gt;Poetry&lt;/em&gt;. À travers ce
film, récompensé par le Prix du meilleur scénario à
Cannes, Lee remet le mélodrame au goût du jour.
Écrivain, ancien ministre de la Culture, Balzac moderne,
il livre une nouvelle grande histoire de petites gens,
après &lt;em&gt;Oasis&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Secret Sunchine&lt;/em&gt;, et détaille, avec un
sens de la réserve qui en fait toute la force, une tragédie
humaine glaciale sauvée in extremis par la poésie
et le cinéma.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un film de Lee Chang-dong // Avec Yun Junghee, Lee David… // Distribution : Diaphana // Corée du Sud, 2009, 2h19</description>
    
    
    
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    <title>[Cinéma] Les sorties de la semaine</title>
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    <pubDate>Wed, 18 Aug 2010 10:04:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Etienne Rouillon</dc:creator>
        <category>Cinéma</category>
        <category>Alain Corneau</category><category>Crime damour</category><category>Damour et deaut fraîche</category><category>Isabelle Czajka</category>    
    <description>    &lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2034/d%27amour%20et%20d%27eau%20fraiche.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’AMOUR ET D’EAU FRAÎCHE
d’Isabelle Czajka
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Julie a 23 ans, un bac +5,mais
enchaîne les petits boulots et les
hommes en attendant de trouver
le(s) bon(s), jusqu’à ce qu’elle rencontre
Ben et décide de tout plaquer.
Isabelle Czajka filme avec délicatesse
la soif de vivre et les désillusions
des jeunes actifs.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2034/crimedamour.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;CRIME D’AMOUR
d’Alain Corneau
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Duel au sommet entre Catherine,
femme d’affaires influente d’une
grosse boîte de finance, et Isabelle,
l’employée dévouée. Entre manipulation
et domination, le jeu de pouvoir
devient malsain et les entraîne
dans l’irréparable. Un polar efficace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/index.php?post/2010/08/18/../../../index_cine.php&quot;&gt;Toutes les
séances des films de la semaine.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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    <title>[Jeu vidéo] Modnation Racers</title>
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    <pubDate>Wed, 18 Aug 2010 10:03:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Etienne Rouillon</dc:creator>
        <category>Technologie</category>
        <category>Modnation racers</category>    
    <description>    &lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2034/mnr.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MODNATION RACERS&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Sony, sur PS3&lt;/em&gt;)
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lassé de piloter des karts frénétiques dans la peau d’un plombier moustachu, ou
d’un hérisson à la monochromie schtroumpf ? Sony s’essaie à son tour au jeu de
course balistique, mais ici point de Mario ou de Sonic : c’est au pilote de façonner
à l’envi celui qu’il incarnera derrière le volant. Bien pensé dans ses phases de
course, ModNation Racers vaut surtout pour son aspect créatif et communautaire.
À l’instar d’un &lt;em&gt;LittleBigPlanet&lt;/em&gt;, il est possible de customiser tout ce qui peuple l’écran,
du pilote au bolide en passant par l’édition de circuits aussi tortueux que l’autorisent
vos synapses. Des créations qui sont ensuite jugées pied au plancher par les joueurs
en ligne.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_Etienne Rouillon.</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>[Exposition] Bruno Serralongue au Jeu de Paume</title>
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    <pubDate>Wed, 18 Aug 2010 10:02:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Etienne Rouillon</dc:creator>
        <category>Culture</category>
        <category>Bruno Serralongue</category><category>Feux de camp</category><category>Jeu de paume</category>    
    <description>    &lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2034/serralongue.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OPTIQUES 2000
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu’au 5 septembre, le Jeu de Paume présente &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Feux de camp&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, une exposition du photographe
&lt;strong&gt;Bruno Serralongue&lt;/strong&gt; qui, depuis plus de dix ans, sillonne le monde entier
pour donner une autre image de l’actualité.&lt;br /&gt;_Par Anne-Lou Vicente
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme certains préparent un voyage,guide touristique
et autres données à l’appui, Bruno Serralongue
se rend régulièrement là où la sacro-sainte actualité
médiatique bat son plein. En guise de préliminaires
à ces excursions, un travail documentaire consistant
à éplucher les informations publiées ou diffusées à
travers les médias : presse papier, Internet, télévision,
radio. «&lt;em&gt;Mon AFP à moi, explique-t-il, ce sont tous les
journaux accessibles pour un lecteur/spectateur.
J’effectue à mon tour une sélection et, si une information
se réfère à un événement qui va se dérouler
et qui m’intéresse, je cherche à m’y rendre par mes
propres moyens pour y réaliser mes photographies.&lt;/em&gt; »
Ce n’est donc ni en touriste, ni en photojournaliste que
Bruno Serralongue opère. Mais bien en artiste, dont
la démarche interroge les procédures actuelles de
production, de diffusion et de circulation des images.
« &lt;em&gt;Je ne suis pas fasciné par l’événement&lt;/em&gt; », affirme-t-il.
Qu’il assiste à un concert de Johnny Hallyday à Las
vegas (1996), au Forum social mondial à Bombay
(2004) ou à la contestation des ouvriers de New Fabris
à Châtellerault (2009), il s’attache à infiltrer les marges
et les interstices dudit événement, plus que son épicentre,
dont la couverture est propice à la production
d’images destinées pour la plupart à devenir des
« clichés ». Sur un mode paradoxalement froid et neutre,
Serralongue entend donner à voir le monde autrement
et le raconter sans tomber dans les travers de
la machine médiatique. Point de scoop ni d’image
choc. L’exposition au Jeu de Paume, qui réunit une
centaine de photographies, pointe la notion d’action
collective qui, dans une perspective citoyenne et militante,
intéresse l’artiste. L’humain avant tout.
&lt;br /&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Feux de camp&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;, jusqu’au 5 septembre au Jeu de Paume&lt;/em&gt;,
1 place de la Concorde, 75008 Paris.</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>[Cinéma] La bande-annonce de la semaine</title>
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    <pubDate>Wed, 18 Aug 2010 10:01:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Etienne Rouillon</dc:creator>
        <category>Cinéma</category>
        <category>Cleveland contre Wall Street</category><category>Jean-Stéphane Bron</category>    
    <description>    &lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2034/cleveland.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CLEVELAND
CONTRE WALL STREET
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Stéphane Bron réinvente le
documentaire en mettant en scène
le procès imaginaire du capitalisme
et livre un film haletant avec, d’un
côté, les victimes de la crise des
subprimes et, de l’autre, les défenseurs
du libéralisme armés d’arguments
en acier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un film de Jean-Stéphane Bron
// Avec Barbara Anderson, Keith Taylor…
// Les Films du Losange, France, 1h38
&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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    <title>[Cinéma] Expendables : Unité spéciale</title>
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    <pubDate>Wed, 18 Aug 2010 10:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Etienne Rouillon</dc:creator>
        <category>Cinéma</category>
        <category>Expendables</category><category>Sylvester Stallone</category>    
    <description>    &lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2034/expendables.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EXPENDABLES :
UNITÉ SPÉCIALE
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvester Stallone, Jet Li, Bruce Willis,
Arnold Schwarzenegger, Mickey
Rourke, Jason Statham, Steve Austin
et Randy Couture sont dans un
bateau ; les pirates tombent à l’eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un film de Sylvester Stallone // Avec Biceps, Triceps, Poudre à canon…
// Metropolitan, États-Unis, 1h45
&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>[Cinéma] Les sorties de la semaine</title>
    <link>http://www.mk2.com/troiscouleurs/index.php?post/2010/08/11/Cinema-Les-sorties-de-la-semaine</link>
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    <pubDate>Wed, 11 Aug 2010 10:06:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Etienne Rouillon</dc:creator>
        <category>Cinéma</category>
        <category>Anand Tucker</category><category>Angela Schanelec</category><category>Ben Stassen</category><category>Ce que je veux de plus</category><category>Donne-moi ta main</category><category>Le voyage extraordinaire de Samy</category><category>Orly</category><category>Silvio Soldini</category>    
    <description>    &lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2033/orly.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ORLY
d’Angela Schanelec
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Quatre récits s’entrecroisent dans
l’aéroport français, dévoilant les
solitudes béantes d’êtres soudain
ouverts à l’autre. Troué d’ellipses,
ce film allemand sublime son
procédé docu-fictionnel grâce
à des performances d’acteurs
impliqués.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2033/samy.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;LE VOYAGE EXTRAORDINAIRE DE SAMY
de Ben Stassen
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le réalisateur de &lt;em&gt;Fly Me to the Moon&lt;/em&gt;
plonge dans les eaux sauvages
mais polluées des océans, avec
Samy, tortue de mer attachante.
La 3D offre de beaux voyages
sous-marins et invite à réfléchir aux
conséquences parfois dramatiques
de nos actes sur l’environnement.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2033/cequejeveux.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;CE QUE JE VEUX DE PLUS
de Silvio Soldini
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Dans le Milan d’aujourd’hui, Anna
vit en couple, Domenico est marié
et père de famille… Fougue et
désillusions d’une relation adultère,
cette variation autour de l’amour
impossible confirme le talent de la
troublante Alba Rohrwacher,actrice
à suivre.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/dotclear2/public/an%203/Semaine%2033/donnemoitamain.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;DONNE-MOI TA MAIN
d’Anand Tucker
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Une working girl américaine s’envole
vers Dublin pour y demander
la main de son petit ami – un cardiologue
coincé – et atterrit dans
les bras d’un barman grincheux
mais sexy. Peu de suspense mais
deux acteurs craquants et des
décors naturels sublimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.mk2.com/troiscouleurs/index.php?post/2010/08/11/../../../index_cine.php&quot;&gt;Toutes les
séances des films de la semaine.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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