Culture
[Musique] Martina Topley-Bird
Le 16/05/2008
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L'OISEAU MIGRATEUR
On la connaissait jusque-là comme la muse de Tricky, avec lequel elle fit plusieurs disques, quelques frasques et même un enfant. C’était le temps où la « scène de Bristol » faisait jaser les gazettes et grésiller les haut-parleurs, au milieu des années 1990. Une fois la vague trip-hop passée, Martina Topley-Bird s’est fait plus discrète, n’enregistrant que sporadiquement des disques souvent inégaux.
D’où notre surprise face à l’épatante réussite qu’est The Blue God, son troisième album solo, qui sort ces jours-ci chez PIAS. Produit par l’omniprésent Danger Mouse, dont le CV ne cesse d’impressionner (Gnarls Barkley, Gorillaz, Beck, Sparklehorse...), le disque s’ouvre sur Phoenix, un titre qui sied bien à cette artiste en pleine renaissance.

Au-delà de The Blue God et de son chapelet de perles pop divinement bleutées, Topley-Bird roucoule en effet sur le nouvel album de sa copine Leila, l’avant-gardiste Blood, Looms & Booms. Rencontre avec une musicienne épanouie, fille d’une Angleterre métisse et voyageuse (sa mère est noire-américaine, « ses pères » sont anglais), drôle d’oiseau dont les migrations n’ont jamais été aussi fascinantes.
Au. To.














