Cinéma
[Dossier] Béatrice Ardisson pour "J'irai dormir à Hollywood"
Le 17/11/2008
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Depuis une dizaine d’années, Béatrice Ardisson exerce un métier qu’elle a dessiné sur-mesure. Normal pour cette ancienne styliste, devenue sound-designer pour l’émission Paris Dernière. Elle signe aujourd’hui la bande son de J’irai dormir à Hollywood, en salles le 19 novembre. Rendez-vous est donné chez Bonne Pioche productions, l’occasion de revenir sur une carrière atypique et sur sa collaboration avec Antoine de Maximy.
On le sait bien, la musique, c’est un truc qui se partage. Mais alors comment était-ce de travailler avec Antoine de Maximy, le globe-trotter solitaire, qu’on imagine volontiers aux antipodes du parisianisme branché de Paris Dernière ? « Je ne savais pas du tout qui il était. J’ai regardé son émission avec mon fils et je me suis dit « Il est insensé ce gars-là ! ». Il m’a beaucoup fait rire et ça m’amusait vraiment de travailler sur un projet différent de ce que je fais habituellement. » Différent, oui, mais pas tant que ça. Dans J’Irai dormir à Hollywood comme dans Paris Dernière, on suit les aventures d’un présentateur-cadreur-journaliste qui part seul caméra au poing. Antoine de Maximy transpose le concept de son émission tv J’Irai dormir chez vous au pays du cinéma, avec le même postulat de départ : partir seul pour rencontrer les autochtones, et, si possible, dormir chez eux.
C’est Thierry, le mari de Béatrice Ardisson, qui lui a ouvert les portes de la télé en lui proposant l’illustration sonore de Paris Dernière : « J’ai dit oui tout de suite. Pour moi c’était un rêve, je ne soupçonnais même pas qu’on puisse faire un métier aussi agréable ! Après quelques mois d’illustration de Paris Dernière, les gens appelaient la chaîne pour demander où trouver la bande-son ! On avait réussi à créer une identité qui collait parfaitement avec ces traversées éthyliques du Paris nocturne ». Béatrice choisit une sélection de reprises pour accompagner les tribulations du noctambule Frédéric Taddeï dans les rues de la capitale. Des versions inattendues de titres connus, qui s’accordent à merveille avec le côté obscur de la ville dévoilé à la tombée de la nuit. La reprise devient un peu sa signature, mais elle nuance : « La reprise, c’est par ça que j’ai commencé. Mais quand je travaille sur des lieux, pour des évènements ou comme ici pour un film, j’utilise aussi beaucoup de titres originaux, je collabore avec des musiciens sur des créations originales. En fait les reprises, c’est la partie visible de l’iceberg ! ».
Le cinéma l’avait déjà abordée, mais une fois le montage terminé, avec des délais trop serrés, les caisses vidées par le tournage…Quand Bonne Pioche la contacte, bien en amont du tournage, elle est ravie : « Bonne Pioche, je trouve qu’ils ont du goût, ils choisissent des choses qui sont jolies. Et surtout on a travaillé dans une ambiance idéale, un rêve. Il n’y a pas eu de tensions, ça s’est bien passé autant avec Antoine qu’avec la production…donc j’espère que c’est comme ça ailleurs, si c’est le cas je continue, sans problème ! ». Pour ce qui est de ses futures collaborations avec le grand écran, Béatrice n’en dira pas plus. Des projets, elle n’en manque pas, « mais je suis superstitieuse ». Croisons les doigts.
_J.R.















çà m'al'air super.De toute façon je
regarde tout ce qu'il fait ce culotté
d'Antoine.
Corentin Feunteun